La droite sauve les meubles après sa défaite historique à l'élection présidentielle

Avec 10,42 % des suffrages exprimés, le parti de droite Les Républicains (LR) fait preuve d’une relative résilience après une défaite historique au premier tour des élections présidentielles (4,78 %).

/ Euractiv France
Questions to the government at the National Assembly
Selon Christian Jacob, qui s’exprimait sur France 2, Les Républicains sont en mesure « de jouer un rôle déterminant entre la voix des extrêmes, de gauche comme de droite, et l’immobilisme de la majorité ». [EPA-EFE/MOHAMMED BADRA]

Avec 10,42 % des suffrages exprimés, le parti de droite Les Républicains (LR) fait preuve d’une relative résilience après une défaite historique au premier tour des élections présidentielles (4,78 %). Christian Jacob, président du parti, estime que son parti va jouer un « rôle décisif » dans la prochaine mandature.

Christian Jacob assurait, avant le premier tour, que les Républicains allaient « créer la surprise » aux législatives.

Avec 10,42 % des suffrages exprimés, soit plus de 5 points de moins que 2017 (15,77 %), les résultats au premier tour des élections législatives sont loin d’être une « surprise », mais montrent que le parti se maintient localement, malgré la défaite historique de Valérie Pécresse au premier tour de l’élection présidentielle (4,78 %).

Mathieu Gallard, directeur de recherche à Ipsos France, estime que les candidats LR pourraient être qualifiés au second tour dans 70 à 110 circonscriptions sur 577, avec un nombre d’élus à l’Assemblée nationale qui oscille entre 50 et 80 sièges.

Un résultat qui serait en net recul par rapport à la mandature précédente, lorsque avec une centaine de députés, LR étaient le premier groupe d’opposition. 

« Un bloc décisif »

Selon Christian Jacob, qui s’exprimait sur France 2, Les Républicains sont en mesure « de jouer un rôle déterminant entre la voix des extrêmes, de gauche comme de droite, et l’immobilisme de la majorité ».

Même son de cloche chez Rachida Dati, ancienne ministre et maire LR du 7e arrondissement de Paris : « la majorité des Français [étant] à droite », elle exhorte les électeurs à élire le plus de députés LR afin de créer un « bloc de responsabilité, décisif pour cette nouvelle mandature », et laisse ainsi entendre la possibilité d’une coopération entre la droite et les macronistes.

Pris en étau entre le mouvement présidentiel Ensemble d’un côté et les partis d’extrême droite de l’autre, Les Républicains avaient longtemps tergiversé sur la meilleure stratégie de campagne. 

Ils ont aussi souffert du soutien à Emmanuel Macron de la part de l’ancien président (2007-2012) et fondateur du parti Nicolas Sarkozy, ainsi que du départ de cadres influents vers le parti présidentiel.

Après 10 ans sur les bancs de l’opposition, la tentation de conclure un pacte de gouvernement avec Emmanuel Macron est forte – si ce dernier devait ne pas obtenir la majorité absolue.