Lente diminution de la pression fiscale dans les pays de l'OCDE [FR]
Même s'ils demeurent au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE, les taux moyens d'imposition enregistrés dans les Etats membres de l'UE sont orientés à la baisse depuis 2003.
Même s’ils demeurent au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE, les taux moyens d’imposition enregistrés dans les Etats membres de l’UE sont orientés à la baisse depuis 2003.
Le document de l’OCDE montre que la pression fiscale est en voie d’allègement dans la plupart des pays industrialisés (qu’il s’agisse de fiscalité des entreprises ou des impôts prélevés sur les particuliers).
En matière fiscale, les approches diffèrent grandement d’un Etat membre de l’OCDE à l’autre. Ainsi, alors que le Danemark perçoit près de 60 % de ses ressources sous forme d’impôts sur le revenu des personnes physiques et sur les bénéfices des sociétés, la France en tire moins de 25 %.
La part des impôts sur les bénéfices des sociétés dans le total des recettes fiscales des Etats a eu tendance à augmenter dans une majorité de pays de l’OCDE au cours de la décennie écoulée. Des différences considérables subsistent néanmoins ; au Luxembourg, ces impôts représentaient 19% des recettes fiscales du pays en 2004, contre seulement 4% en Allemagne. Sur la période 2000-2004, le taux moyen de l’impôt sur le revenu est passé de 47,1% à 44% en moyenne au sein de l’OCDE.
Dans une majorité de pays, les cotisations de sécurité sociale sont à présent la principale source de revenus des gouvernements, devant l’impôt sur le revenu des personnes physiques.
Après avoir beaucoup augmenté dans les années 1990, le chiffre du rapport impôt/PIB, qui avait atteint un sommet 2000, a désormais été ramené à une moyenne de 36,4% au sein de l’OCDE, et de 38,9% dans l’UE.
Au sein de l’UE, l’Irlande, la Slovaquie et la Pologne ont le rapport impôt/PIB le plus faible, la Suède, le Danemark et la Belgique se situant à l’autre extrémité de l’échelle.
Alors que les pays nordiques sont ceux affichant le rapport impôt/PIB le plus élevé, ils figurent régulièrement en tête des classements sur la compétitivité des Etats réalisés par le World Economic Forum (voir EURACTIV, 28 septembre 2005 et 12 mai 2005), contredisant ainsi l’idée selon laquelle une pression fiscale importante constituerait un frein à l’activité économique.
Même si la pression fiscale est actuellement orientée à la baisse dans les pays de l’UE, elle y demeure nettement plus élevée que dans les années 1970. Par rapport à cette période, seuls les Pays-Bas et l’Allemagne ont réduit leur rapport impôt/PIB.