Les efforts européens pour créer plus d'emplois mieux qualifiés [FR]
Pendant 13 ans, l'Union européenne s'est efforcée de créer des emplois qui permettent de faire face aux défis démographiques et à la concurrence mondiale. Cependant, les millions d'emplois créés ne sont pas encore suffisants.
Pendant 13 ans, l’Union européenne s’est efforcée de créer des emplois qui permettent de faire face aux défis démographiques et à la concurrence mondiale. Cependant, les millions d’emplois créés ne sont pas encore suffisants.
Le 16 juin 1997, le Conseil européen d’Amsterdam a adopté une résolution sur la croissance et l’emploi, selon laquelle « un des objectifs prioritaires devrait être de promouvoir l’existence d’une main-d’oeuvre qualifiée, formée et susceptible de s’adapter, et de veiller à ce que les marchés du travail soient aptes à réagir à l’évolution de l’économie ». La résolution faisait référence aux nouvelles dispositions relatives à la coordination plus étroite entre les politiques économiques des Etats membres et indiquait : « Si la responsabilité de la lutte contre le chômage incombe avant tout aux États membres, il nous faut reconnaître la nécessité à la fois d’améliorer l’efficacité de cette coordination et d’en élargir le contenu, en mettant en particulier l’accent sur les politiques de l’emploi ».
Le Traité d’Amsterdam, qui a été signé le 2 octobre 1997 et est entré en vigueur le 1er mai 1999, a inséré un titre sur l’emploi (Titre VIII; Articles 125 à 130) au traité communautaire. Il propose un mécanisme pour parvenir à ‘un taux d’activité élevé’.
En novembre 1997, le Sommet sur l’Emploi du Luxembourg a adapté la SEE aux nouvelles dispositions u titre sur l’emploi du Traité. L’objectif fixé à cette époque était d’obtenir des ‘progrès décisifs’ dans les cinq années suivantes.
Lors du Conseil européen de Lisbonne (mars 2000), l’Union européenne s’est elle-même fixée l’objectif de devenir « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale » d’ici 2010. Le Conseil a décidé que le taux d’emploi devait atteindre 70% et 60% pour les femmes d’ici 2010.
Lors du Conseil européen de Stockholm en mars 2001, deux objectifs immédiats et un nouvel objectif ont été ajoutés : le taux d’emploi devait atteindre 67% en général et 57% pour les femmes d’ici 2005. L’UE devait également porter à 50% le taux d’emploi pour la catégorie d’âge, hommes et femmes confondus, de 55 à 64 ans d’ici 2010.
Le Conseil européen de Barcelone de mars 2003 a évalué les cinq premières années de la SEE. Il en a conclu que la SEE devait être renforcée et comprendre une nouvelle série de lignes directrices pour être conforme aux objectifs de Lisbonne.
En novembre 2004, un groupe d’experts de la Commission dirigé par l’ancien Premier ministre hollandais Wim Kok a présenté son rapport d’évaluation du processus de Lisbonne jusqu’à présent. Il a considéré les « résultats décevants » en raison d’un « agenda surchargé, une coordination médiocre et de priorités inconciliables ».
De même, début 2005, la nouvelle Commission Barroso a révisé la stratégie de Lisbonne à mi-parcours. Elle a constaté que, si l’UE était parvenue à créer six millions d’emplois, augmentant le taux d’activité de plus de 3% au cours des huit dernières années, les résultats étaient inférieurs de 2% concernant l’objectif de Stockholm sur l’emploi dans son ensemble n’était pas atteint; de 0,7% pour les femmes. Les performances économiques étaient loin de l’objectif d’une croissance économique moyenne de 3%. Le président Barroso a déclaré : « L’incapacité à respecter le calendrier de Lisbonne s’explique par l’effet conjugué d’un environnement économique médiocre, des incertitudes internationales et de la lenteur des progrès dans les États membres, ainsi que par une dilution progressive des priorités stratégiques. »
Le Conseil européen de mars 2005 a souligné que si le taux de croissance enregistré ces 5 dernières années ne dépassait pas 1,4%, l’UE ne parviendrait pas à atteindre les objectifs de Lisbonne en 2010, ce qui aurait des conséquences problématiques. Afin de donner un nouvel élan à la création d’emplois, une nouvelle série de lignes directrices pour la SEE a été publiée. Les objectifs sont désormais définis plus clairement et de façon plus concise, l’objectif principal restant le même : un taux d’emploi de 70% d’ici 2010.