Les espoirs de croissance éclaircissent l'avenir de l'Allemagne [FR]

Selon les six principaux instituts économiques du pays, la croissance à court terme en Allemagne sera considérablement plus élevée que prévu. Ils critiquent par ailleurs les projets du gouvernement Merkel visant à augmenter les impôts sur la consommation.

Selon les six principaux instituts économiques du pays, la croissance à court terme en Allemagne sera considérablement plus élevée que prévu. Ils critiquent par ailleurs les projets du gouvernement Merkel visant à augmenter les impôts sur la consommation.

Selon les analystes, en 2006, et pour la première fois depuis 2001, l’Allemagne devrait atteindre l’objectif du pacte de croissance et de stabilité fixant le plafond du déficit public à 3% du PIB. Ces mêmes analystes prévoient un déficit de seulement 2% pour 2007 mais préviennent que l’Allemagne doit se débarrasser de son déficit structurel.

Selon les prévisions annuelles de printemps publiées par les instituts économiques dans leur édition 2006, cette année, le Produit Intérieur Brut (PIB) de l’Allemagne augmentera de 1,8% par rapport à l’année dernière (croissance de seulement 0,9% en 2005). Ils prévoient également une croissance plus lente de seulement 1,2% et une hausse des prix à la consommation de 2,5% pour 2007.

Selon ces instituts, cette dernière évolution est due à une augmentation prévue de la TVA de 3 points de pourcentage, effective à partir du 1er janvier 2007. La hausse de l’impôt sur la consommation est une des raisons des prévisions de croissance plus élevée pour 2006 : les consommateurs font d’importants investissments avant que l’augmentation de l’impôt ne soit appliquée. Cependant, la croissance économique est essentiellement due aux exportations qui augmenteront de 8,2% en 2006.

Les instituts critiquent le fait que « les charges fiscales élevées soulagent la pression [sur le gouvernement] de réduire ses dépenses » et recommandent au gouvernement de reconsidérer sa décision de relever le taux de la TVA, décision prise fin 2005 lors de l’entrée en fonction de l’actuel gouvernement de « grande coalition ». Les analystes cnosidèrent qu’une hausse de la TVA en deux temps, la deuxième ayant lieu en 2006, aurait moins d’effets néfastes sur l’économie et permettrait d’alléger les charges fiscales sur l’économie de façon plus efficace.

Avec 4,86 millions de sans emplois en 2005, le chômage en Allemagne a atteint, selon les analystes, son plus haut niveau depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Ils prévoient une baisse du nombre de chômeurs de près de 300 000 en 2006, et de 
150 000 en 2007.

Les prévisions de printemps, exercice annuel conjoint, sont présentées par le Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung, l’Ifo Munich, l’Institut für Weltwirtschaft de Kiel, HWWA-Institut d’Hambourg, l’Institut für Wirtschaftsforschung Halle et le Rheinisch-Westfälisches Institut für Wirtschaftsforschung. Elles seront intégrées aux prévisions présentées par le gouvernement allemand le 28 avril 2006.