Les États, peu pressés de mettre en place une pêche durable

Lundi 14 mai, les Vingt-Sept pays de l’UE ont reconnu la nécessité d’arriver à une pêche raisonnée d’ici 2015, mais uniquement pour certaines zones.

EURACTIV.fr
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Lundi 14 mai, les Vingt-Sept pays de l’UE ont reconnu la nécessité d’arriver à une pêche raisonnée d’ici 2015, mais uniquement pour certaines zones.

Pour mettre un terme à la surexploitation des stocks de poissons au sein de l’UE, la Commission européenne souhaite mettre en place un « rendemement maximal durable » d’ici 2015. Il correspondrait à la quantité maximum de poissons susceptible d’être pêchée sans porter atteindre à la survie des espèces. 

« Tous les États reconnaissent qu’inclure le RMD est un objectif de la politique commune de la pêche pour garantir la durabilité de la ressource », expliquent les conclusions du conseil des ministres de la Pêche du lundi 14 mai. 

Besoin d’une limite

Toutefois, les ministres en charge du dossier estiment que la date butoir de 2015 proposée par la Commission ne devrait concerner que certains stocks « quand les données scientifiques sont disponibles et qu’aucun pays tiers n’est impliqué dans l’exploitation » de la ressource halieutique.

Les États souhaitent repousser l’échéance à 2020 pour les zones pour lesquelles les informations scientifiques sont faibles. La commissaire à la Pêche, Maria Damanaki a laissé entendre qu’elle était ouverte à l’idée de repousser l’échéance d’une ou deux années tout en soulignant que « nous avons réellement besoin d’une limite ». 

Accord difficile 

Mettre en place une pêche durable est en particulier présenté comme un défi pour les zones mixtes où coexistent plusieurs espèces comme par exemple en Méditerranée.

« Il sera difficile de parvenir à un accord sur un rendement maximum durable d’ici 2015 pour toutes les espèces », a expliqué Mette Gjerskov, la ministre danoise de la Pêche lors du point presse. 

Pas question donc pour eux de demander à leurs pêcheurs de réduire rapidement les quotas, ce qui aurait des conséquences économiques néfastes pour le secteur. Au grand dam des organisations environnementales, la France a toujours défendu cette position.