Les eurodéputés polonais du parti Confédération se séparent et rejoignent d’autres groupes d’extrême droite
Incapables de s’accorder sur leur affiliation au sein du Parlement européen, les eurodéputés du parti d’extrême droite polonais Confédération (Konfederacja) se sont scindés.
Incapables de s’accorder sur leur affiliation au sein du Parlement européen, les eurodéputés du parti d’extrême droite polonais Confédération (Konfederacja) se sont scindés, une partie rejoignant le nouveau le groupe d’extrême droite « Europe des nations souveraines », tandis que d’autres négocient encore pour rejoindre les « Patriotes pour l’Europe » de Viktor Orban.
La Confédération créée avant les élections européennes de 2019 sans avoir réussi à franchir le seuil électoral à l’époque, a connu de meilleurs résultats en 2024 en remportant six sièges au sein du nouveau Parlement européen, même si la décision sur son affiliation reste incertaine.
Longtemps indécis entre rejoindre le groupe des Conservateurs et Réformistes européens (CRE), d’extrême droite, ou Identité et Démocratie (ID), le parti a reçu une proposition de l’AfD, le parti d’extrême droite allemand, pour rejoindre son groupe « Europe des nations souveraines », bien que cette option n’ait pas fait l’unanimité.
Finalement, les membres de la délégation européenne du parti ont opté pour la division, selon l’agence de presse polonaise, PAP.
Les eurodéputés Stanisław Tyszka, Marcin Sypniewski et Ewa Zajączkowska-Hernik ont rejoint le groupe AfD, tandis que Bryłka, qui avait précédemment déclaré à Euractiv Pologne ne pas vouloir coopérer avec l’AfD, et Tomasz Buczek négocient pour rejoindre les Patriotes pour l’Europe.
Grzegorz Braun, l’eurodéputé controversé de la Confédération connu pour ses commentaires antisémites, islamophobes et racistes, qui a perturbé l’événement de Hanoukka au parlement polonais en décembre dernier, est le seul eurodéputé qui ne chercherait pas à intégrer l’un ou l’autre groupe.
Selon Die Welt, cela résulte de la décision de l’AfD. « L’AfD a posé comme condition qu’elle ne voulait pas coopérer avec le Polonais Grzegorz Braun », en raison de ses déclarations sur l’Holocauste, entre autres, a rapporté Die Welt.
Malgré plusieurs tentatives, Euractiv Pologne n’a pas réussi à obtenir de commentaire de la part des membres de la Confédération.