Les Européens convaincus de la solidité de leur monnaie, explique Lagarde
Lors de la présentation de son programme pour les dix huit prochains mois, la ministre de l’Économie s’est montrée confiante sur l’avenir de la zone euro.
Lors de la présentation de son programme pour les dix huit prochains mois, la ministre de l’Économie s’est montrée confiante sur l’avenir de la zone euro.
Ensemble pour être plus fort. Pour la ministre de l’Économie Christine Lagarde, « en matière économique et financière, les Européens sont évidemment solidaires, déterminés et engagés à défendre leur monnaie et leur zone monétaire ».
Elle a expliqué, lors d’une conférence de presse, mercredi 1er décembre, que les Européens devaient rester unis. « C’est évidemment en travaillant ensemble et en mettant tous les partenaires autour de la table, notamment la BCE, que nous fournissons à la fois le cadre (la gouvernance économique renforcée), et les instruments (le mécanisme permanent de résolution de crise) », a-t-elle ajouté.
Cette coopération doit montrer aux investisseurs que « les membres de la zone euro, les Européens sont convaincus de la nécessité de la zone, sont convaincus de la solidité de leur monnaie », a-t-elle souligné.
Gouvernance économique renforcée
La ministre souhaite ainsi que la prolongation du travail sur la gouvernance économique se fasse sous l’autorité du groupe de travail dirigé par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy. « J’espère personnellement très vivement que ses recommandations en liaison étroite avec la Commission, le Conseil et le Parlement européen, puissent être adoptées courant 2011 », a précisé la ministre.
« Il me parait déterminant que l’ensemble de l’Europe, et la zone euro plus particulièrement, puisse afficher, pratiquer ou se soumettre à des mécanismes de gouvernance économiques qui nous constituent véritablement en zone économique et pas seulement sur un marché ouvert », a-t-elle ajouté.
Pas une menace
La ministre de l’Économie a également rappelé que les ministres des Finances se sont entendus, dimanche 28 novembre, sur le futur mécanisme permanent de résolution de crise. Il remplacera le fonds européen de stabilité financière après juin 2013. Ce mécanisme permettra la participation du secteur privé au sauvetage des pays.
Mme Lagarde a voulu se montrer rassurante. « Il faut que nous expliquions et réexpliquions à l’envie qu’il s’agit tout simplement de se mettre en règle dans la durée avec un mécanisme tout à fait analogue à un mécanisme de type Fonds monétaire international (FMI) ». Elle a ajouté qu’il ne constituait pas « en soi une menace ».
Confiante pour le Portugal et l’Espagne
Face aux questions sur les risques de propagation de la crise au Portugal et à l’Espagne la ministre s’est dite « confiante ». « Les Européens sont convaincus des programmes de stabilité qui ont été engagés par des pays tels que le Portugal ou l’Espagne ou d’autres pour parvenir à un redressement solide de leurs dépenses publiques dans des délais qui ont été convenus », a souligné Mme Lagarde.
La ministre a mis en avant les mesures de redressement « extrêmement vigoureuses et responsables » de ces deux pays, de nature à garantir leur « soutenabilité ».