Les eurosceptiques finlandais menacent le plan d’aide au Portugal

En Finlande, le prochain gouvernement devra composer avec le Parti des Vrais Finlandais, formation populiste et eurosceptique. Son leader, Timo Soini critique déjà le plan d’aide accordé au Portugal.

EURACTIV.fr

En Finlande, le prochain gouvernement devra composer avec le Parti des Vrais Finlandais, formation populiste et eurosceptique. Son leader, Timo Soini critique déjà le plan d’aide accordé au Portugal.

Le parti des Vrais Finlandais (eurosceptique et populiste) a multiplié son score par près de cinq depuis les dernières élections législatives. Avec 19% des suffrages exprimés, dimanche 17 avril, le parti de Timo Soini talonne désormais le parti de la Coalition nationale (centre droit) arrivé en première position avec 20,4%, et les Sociaux-démocrates avec 19,1%.

Timo Soini a fait savoir qu’il voulait modifier les modalités du plan de sauvetage du Portugal, troisième pays de la zone euro à y avoir recours, après la Grèce et l’Irlande. Il est également hostile à une augmentation de la capacité effective du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

A la différence d’autres pays de la zone euro, le Parlement finlandais peut se prononcer sur les demandes de soutien financier à l’Union européenne. La nouvelle assemblée pourrait donc retarder l’adoption du plan d’aide au Portugal et prolonger les difficultés du pays sur les marchés obligataires.

Néanmoins, Jyrki Katainen, ministre des Finances dans la coalition sortante, et probablement prochain chef du gouvernement, a minimisé la perspective de voir la Finlande changer d’attitude à l’égard des difficultés européennes. « La Finlande a toujours été un pays attaché à régler des problèmes de manière responsable, pas à en causer. Il s’agit ici d’une cause européenne commune », a-t-il dit.

Il lui faudra pourtant composer avec les Vrais Finlandais mais aussi avec les Sociaux-démocrates, qui se sont également montrés critiques à l’égard du plan d’aide accordé au Portugal.