Les manifestations en France mettent la pression sur les réformes du marché du travail de Villepin [

Les syndicats français menacent d'une grève générale alors que le Premier ministre Dominique De Villepin refuse de céder sur ses projets de réforme après un week-end d'affrontements violents entre des manifestants et les forces de l'ordre.

Les syndicats français menacent d’une grève générale alors que le Premier ministre Dominique De Villepin refuse de céder sur ses projets de réforme après un week-end d’affrontements violents entre des manifestants et les forces de l’ordre.

La question de la création d’emplois est au coeur de la stratégie de Lisbonne, l’approche stratégique adéquate à adopter en la matière ayant fait l’objet de débats dans l’UE ces dernières années. Le modèle nordique de « flexicurité », qui facilite le licenciement et l’embauche et s’accompagne d’allocations chômage élevées, a souvent été considéré comme la marche à suivre.

S’inspirant de certains éléments de ce modèle, M. de Villepin a tenté de s’attaquer au problème du taux de chômage élevé chez les jeunes, qui reste à 23%. Cependant, il n’a pas été perçu comme le sauveur de la jeunesse. Au contraire, les réformes qu’il a engagées ont rencontré une forte résistance, certains y voyant une menace à des droits sociaux durement acquis.

Un récent sondage BVA révèle que 60% des Français souhaitent que la loi sur le CPE soit retirée. Cependant, un autre sondage, publié le 20 mars 2006 dans le quotidien Libération, indique que 38% souhaitent que la loi soit modifiée et 35% qu’elle soit retirée.

Le conflit actuel en France montre que même les réformes modestes du marché du travail rencontrent une grande résistance et soulèvent des interrogations quant à savoir si la stratégie de Lisbonne peut survivre aux ambitions des hommes politiques de rester au pouvoir.