Les OGM continuent de semer la discorde à Bruxelles
Une nouvelle fois, une minorité de blocage s’est constituée contre une proposition de réforme de la procédure d’autorisation de culture des organismes génétiquement modifiés au sein de l’Union européenne.
Une nouvelle fois, une minorité de blocage s’est constituée contre une proposition de réforme de la procédure d’autorisation de culture des organismes génétiquement modifiés au sein de l’Union européenne.
Encore raté. Malgré les espoirs nourris par la ministre danoise de l’Environnement Mia Auken, la réunion du vendredi 9 mars a abouti à un nouvel échec.
Accord avec l’entreprise
Le compromis posé sur la table par Copenhague n’a pas convaincu et sept pays qui ont formé une minorité de blocage pour barrer la route à la réforme de la procédure de mise en culture des OGM.
La France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Irlande, la Slovaquie et la Bulgarie ont rejeté la proposition selon laquelle un État doit négocier avec les semenciers en vue d’obtenir le droit d’interdire la culture de plantes génétiquement modifiées sur son territoire.
« Je ne promets rien«
Ce dossier empoissonne les relations entre la Commission et les Vingt-Sept depuis une dizaine d’années. Si la première s’est toujours montrée résolument favorable à leur culture, les gouvernements nationaux rechignent à cette idée, pressés par des opinions publiques majoritairement opposées aux OGM.
>>> Pour en savoir plus sur les enjeux et les positions nationales, lire « L’imbroglio européen sur les OGM »
A l’issue de la réunion, Mia Auken a tenu a remercié les vingt pays qui l’ont soutenu et annoncé qu’elle continuera à chercher une solution au problème d’ici la fin de la présidence danoise, en juin. « Mais je ne promets rien », a-t-elle lâché.
Le représentant du gouvernement français a déclaré que « ce compromis pose beaucoup de problèmes et laisse les États qui veulent interdire la culture seuls avec leurs mesures de restriction » en cas de contentieux. Peu de chances que la position de Paris évolue en pleine présidentielle.