Les parlements de la zone euro écourtent leurs vacances
Les parlements de plusieurs pays de la zone euro devraient écourter leurs vacances d'été pour adopter le Fonds européen de stabilité financière (FESF) qui fait partie des mesures décidées par les dirigeants de la zone le 21 juillet.
Les parlements de plusieurs pays de la zone euro devraient écourter leurs vacances d'été pour adopter le Fonds européen de stabilité financière (FESF) qui fait partie des mesures décidées par les dirigeants de la zone le 21 juillet.
Le parlement belge recommencera à travailler avec six semaines d'avance pour approuver les nouvelles mesures liées au sauvetage de la zone euro qui seront vitales pour l'avenir de la monnaie unique, a déclaré hier (7 août) le premier ministre du pays, Yves Leterme.
José Manuel Barroso, le président de la Commission, a récemment demandé aux dirigeants européens de respecter leurs promesses et d'adopter le FESF sans délai. Vendredi, le commissaire aux affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a affirmé que les procédures techniques et politiques devraient être terminées d'ici le début du mois de septembre.
Sur la chaîne télévisée RTBF, M. Leterme a déclaré qu'il avait demandé au parlement de se réunir début septembre au lieu de mi-octobre. « Il en va de la crédibilité de la zone euro que ce travail se fasse le plus vite possible », a-t-il dit à Expatica.
Lors du sommet du 21 juillet, organisé suite à l'apparition de signes que la crise de la dette souveraine en Europe se propageait à la troisième et à la quatrième économies de la zone euro, l'Italie et l'Espagne, les dirigeants se sont mis d'accord sur des mesures vouées à protéger l'euro en renforçant le fonds utilisé pour renflouer la Grèce, l'Irlande et le Portugal.
La semaine dernière, le premier ministre français, François Fillon, a déclaré qu'une session parlementaire spéciale aurait lieu le 6 septembre afin d'approuver les modifications du mécanisme de sauvetage de la zone euro.
Le parlement français ne reprend généralement pas le travail avant le mois d'octobre, mais le gouvernement souhaite que le nouveau renflouement de la Grèce puisse avoir lieu le plus tôt possible, afin que la Grèce puisse emprunter à des taux moins élevés.
Le président français, Nicolas Sarkozy, a déjà fait connaître son intention de convoquer une session parlementaire extraordinaire pour le FESF.
En Italie, le parlement pourrait se réunir dès la semaine prochaine pour voter sur des mesures vouées à libéraliser le marché du travail, introduire un « frein aux dépenses » pour garantir un budget équilibré, préparer la vente rapide des actifs de l'Etat et ouvrir les secteurs des services professionnels protégés.
Selon EURACTIV Allemagne, certains membres du parti CDU au pouvoir demandent ouvertement que le Bundestag se remette au travail.
Klaus-Peter Willsch, membre du Bundestag et du CDU spécialisé dans les affaires budgétaires, a déclaré jeudi : « Si on laisse entendre qu'il devrait y avoir un autre achat d'obligations grecques en août, le Bundestag devrait écourter ses vacances d'été ».
Les parlements de certains pays nordiques, où les contribuables n'ont clairement pas envie de payer la facture pour la Grèce, pourraient se montrer réticents à l'idée d'accroître la capacité ou la portée du mécanisme de sauvetage, a mis en garde le Wall Street Journal.