Les populistes norvégiens en net recul

Deux mois après les attentats d’Oslo et d’Utøya, le parti populiste norvégien, dont se réclamait l’auteur des attaques Anders Breivik, a perdu un tiers de son électorat.

EURACTIV.fr
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Deux mois après les attentats d’Oslo et d’Utøya, le parti populiste norvégien, dont se réclamait l’auteur des attaques Anders Breivik, a perdu un tiers de son électorat.

Le résultat est sans appel. Alors que 99,9% des bulletins ont été dépouillés, les Norvégiens, qui se sont rendus aux urnes pour les élections communales et régionales lundi 12 septembre, ont lourdement sanctionné la formation populiste du Parti du Progrès, deux mois après les attaques d’Anders Breivik.

L’auteur de l’attentat le plus meurtrier de l’histoire de la Norvège (77morts) était l’un des membres jusqu’en 2006. 

En 2007, ce parti recueillait 17,5% des voix. Il n’a obtenu que 11,5% des suffrages et perdu presque un tiers de son électorat, qui s’est massivement reporté vers le parti conservateur traditionnel Hogre, le faisant passer de 19,3% à 28%. 

Avant l’été, le parti travailliste, au pouvoir depuis 2005, était donné perdant. Mais les évènements ont joué en sa faveur puisqu’il se maintient comme première formation politique du pays avec 31,7% des voix exprimées.