Les présidents polonais et tchèque contre une Europe unifiée [FR]
Lors de leur rencontre à Prague la semaine dernière, les présidents de la République tchèque et de la Pologne ont exprimé clairement leur opinion sur la façon dont l'Europe doit élaborer un nouveau Traité constitutionnel et dans quelle mesure l'unification du continent est une menace à la souveraineté.
Lors de leur rencontre à Prague la semaine dernière, les présidents de la République tchèque et de la Pologne ont exprimé clairement leur opinion sur la façon dont l’Europe doit élaborer un nouveau Traité constitutionnel et dans quelle mesure l’unification du continent est une menace à la souveraineté.
Les présidents tchèque et polonais considèrent que l’Europe doit se doter d’un Traité constitutionnel différent de celui actuellement en suspens. Lors d’une récente rencontre, les deux dirigeants se sont également prononcés contre « l’unification totale du continent européen », tous deux « redoutant une perte de souveraineté [de leur pays]. »
Le Président de la République tchèque, Vaclav Klaus, souvent qualifié d' »eurosceptique » dans la presse, a déclaré qu’il « rejetait catégoriquement » cette qualification, affirmant: « je combats les euro-naïfs et me considère comme un euro-réaliste ».
Le président polonais Lech Kaczynski a pour sa part déclaré que son euroscepticisme ne signifiait pas qu’il était un adversaire de l’UE. Il a cependant ajouté que son appréciation personnelle de l’UE et celle de son pays « ne signifient pas que la souveraineté obtenue 16 ans auparavant ne vaut rien ».
Les deux dirigeants ont fait savoir qu’ils souhaitaient voir l’UE élaborer un nouveau Traité constitutionnel puisqu’ « aucun de nous n’est satisfait » du projet actuel. Selon eux, le nouveau document « doit être beaucoup plus raisonnable et [doit] mieux définir l’avenir du continent européen ».