Les présidents slovaque et tchèque s'engagent à surmonter les divergences politiques et préserver la relation bilatérale

Les présidents tchèque, slovaque et autrichien se sont rencontrés mercredi en République tchèque, pour discuter de la coopération transfrontalière et de la politique étrangère dans le cadre du sommet présidentiel Slavkov (S3).

EURACTIV Slovaquie
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Le président tchèque Petr Pavel, à droite, et le président slovaque Peter Pellegrini, à gauche. [[EPA-EFE/MARTIN DIVISEK]]

BRATISLAVA – Les présidents tchèque, slovaque et autrichien se sont rencontrés mercredi en République tchèque, pour discuter de la coopération transfrontalière et de la politique étrangère dans le cadre du sommet présidentiel Slavkov (S3).

Les présidents tchèque Petr Pavel et slovaque Peter Pellegrini ont abordé les relations bilatérales entre leurs pays, qui étaient autrefois exceptionnellement étroites. Mais cette dynamique a évolué après l’arrivée du gouvernement dirigé par Robert Fico, entraînant plusieurs tensions diplomatiques.

L’année dernière, le gouvernement tchèque pro-Ukraine a notamment suspendu les consultations intergouvernementales en raison de divergences sur des questions clés de politique étrangère. Cette décision était un moyen de s’opposer à la position pro-russe du gouvernement slovaque, y compris sa rencontre avec Vladimir Poutine.

Robert Fico a également accusé les politiciens et les médias tchèques de « s’ingérer dans les affaires intérieures de la Slovaquie ».

À cet égard, Peter Pellegrini a demandé à Petr Pavel d’« intervenir » au sujet de l’image négative de la Slovaquie dans les médias tchèques, en citant les émissions télévisées, les couvertures de magazines, les débats publics et même les spectacles de stand-up.

Dans l’ensemble, les dirigeants tchèque et slovaque ont convenu que les relations bilatérales entre les deux pays ne devraient pas être influencées par les émotions ou la politique, car il s’agit d’épisodes temporaires dans l’histoire commune des deux nations qui formaient autrefois la Tchécoslovaquie.

Petr Pavel a souligné que les relations entre la Slovaquie et la République tchèque perdurent à de nombreux niveaux, notamment entre les citoyens, les entreprises et les établissements d’enseignement, et qu’elles ne devraient pas être dictées par des désaccords politiques.

« Nous avons tous deux insisté sur le fait que les relations entre nos pays ne devraient pas être affectées par des divergences de vues sur certaines questions de politique étrangère et de sécurité. La relation entre nos nations n’est pas définie uniquement par ces questions ou par des hommes politiques », a déclaré le président tchèque.

La discussion a également porté sur le sommet européen de jeudi, au cours duquel Robert Fico a laissé entendre qu’il pourrait en bloquer les conclusions si l’UE n’exigeait pas que l’Ukraine reprenne le transit du gaz à travers son territoire.

Peter Pellegrini a rappelé que la Slovaquie n’avait jamais officiellement utilisé son droit de veto à l’égard des décisions de l’UE, mais il a souligné le fait que l’arrêt actuel du transit de gaz par l’Ukraine nuisait considérablement à l’économie slovaque.

Le président de la République tchèque, fervent défenseur de l’Ukraine, a répondu que si un pays bloquait les conclusions du sommet, il serait peut-être nécessaire d’envisager une « coalition des bonnes volontés ».

Le président autrichien Alexander Van der Bellen a exprimé son accord avec la position de Petr Pavel.

(sn)