Les scientifiques souhaitent accroître la transparence du secteur des nanotechnologies [FR]

Les scientifiques demandent au secteur de révéler au grand public les méthodes qu'il utilise pour tester la sécurité de divers produits de consommation contenant des nanoparticules libres, qui peuvent être inhalées et pénétrer à travers la peau.

Les scientifiques demandent au secteur de révéler au grand public les méthodes qu’il utilise pour tester la sécurité de divers produits de consommation contenant des nanoparticules libres, qui peuvent être inhalées et pénétrer à travers la peau.

La société royale (Royal society), académie de scientifiques éminents, et l’Académie Royale de l’ingénierie (Royal Academy Engineering) ont récemment publié un rapport sur les nanotechnologies et produits de consommation qui utilisent déjà les nanotechnologies. A la suite du rapport, les scientifiques ont appelé le secteur à dévoiler au grand public les méthodes qu’il utilise pour tester la sécurité des produits de consommation contenant des nanoparticules libres. Les nanoparticules libres ne sont pas fixées à un objet. Elles se déplacent et peuvent être inhalées ou ingérées, voire pénétrer à travers la peau et endommager les cellules. Les produits de consommation contenant des nanoparticules libres, comme certains cosmétiques, « constituent un domaine particulier où la sécurité reste incertaine, » a fait savoir le président de ce rapport, le professeur Ann Dowling.

Cette dernière estime qu’une transparence accrue entre le secteur et les scientifiques pourrait se traduire par des méthodes d’essai cohérentes et approuvées par les deux parties. Selon Ann Dowling, « nous avons également besoin d’une coopération internationale afin d’identifier et de mener les recherches nécessaires pour constituer la base d’une réglementation ».

Un autre rapport sur les opportunités et les incertitudes relatives aux nanosciences et nanotechnologies, publié en juillet 2004 par les mêmes institutions, a conclu que de nombreuses applications de nanotechnologies ne constituent aucun nouveau risque pour la santé ou la sécurité. Cependant, le rapport a également conclu que des doutes existent quant aux effets des nanoparticules libres sur la santé et l’environnement.

Actuellement, quelques 200 produits de consommation en vente utilisent d’ores et déjà les nanotechnologies, comme les ordinateurs portables, les crèmes anti-rides et les écrans solaires.