Les socialistes français enterrent l'idée d'une « règle d'or »
Alors que la majorité au Sénat français est passé à gauche hier (25 septembre), François Hollande, le favori du Parti socialiste pour les élections présidentielles de 2012, a déclaré que la tentative du centre-droit d'introduire une « règle d'or » dans la constitution pour limiter le déficit était « morte ». Un reportage d'EURACTIV France.
Alors que la majorité au Sénat français est passé à gauche hier (25 septembre), François Hollande, le favori du Parti socialiste pour les élections présidentielles de 2012, a déclaré que la tentative du centre-droit d'introduire une « règle d'or » dans la constitution pour limiter le déficit était « morte ». Un reportage d'EURACTIV France.
Les socialistes français s'opposent depuis des mois à la règle d’or d’équilibre des finances publiques proposée par Nicolas Sarkozy, notamment pour rassurer les marchés.
Le texte a été adopté par le Parlement français le 13 juillet dernier. Toutefois, en raison des maigres chances d'obtenir la majorité des deux tiers au Congrès pour permettre une modification de la Constitution, le gouvernement n'a toujours pas convoqué les deux chambres à Versailles.
Le changement de majorité au Sénat, passé à gauche après le vote du dimanche 25 septembre, a définitivement éloigné la possibilité d'entériner le projet.
Interrogé par des journalistes lundi 26 septembre, le candidat à la primaire socialiste, en tête dans les sondages, François Hollande a enterré le texte. « La règle d’or est morte et bien morte », a-t-il indiqué. S’il ne nie pas l’importance de diminuer et réguler les comptes publics, M. Hollande a déclaré que le texte soutenu par la majorité visant à inscrire l'équilibre des comptes publics dans la Constitution était « factice ».
En cas de victoire de la gauche à l’élection présidentielle en mai 2012, le socialiste soutient qu’il sera néanmoins nécessaire de faire voter une stratégie d’équilibre des finances publiques. Mais qu’il « n’est pas la peine de l’inscrire dans la Constitution ».
Clémentine Forissier pour EURACTIV France