Les Suédois de moins en moins favorables à l’euro
Seulement un suédois sur dix serait aujourd’hui favorable à l’adoption de l’euro, selon une étude publiée par l’université de Göteborg.
Seulement un suédois sur dix serait aujourd’hui favorable à l’adoption de l’euro, selon une étude publiée par l’université de Göteborg.
La crise de la dette dans la zone euro serait responsable de l'opinion négative qu'ont les Suédois de l'euro, a expliqué Sören Holmberg.
Le professeur Holmberg a réalisé cette étude à l'automne 2011, mais selon lui, cette tendance serait encore plus frappante aujourd'hui.
« Je pense que moins de Suédois se prononceraient en faveur de l'euro aujourd'hui », a-t-il déclaré sur les ondes de Sveriges Radio. « Ils sont tellement peu nombreux aujourd'hui qu'il est difficile d'envisager que la tendance empire. »
Un récent sondage d'opinion a révélé que 54 % des Suédois voteraient contre l'adhésion à la zone euro. Il y a trois ans, le nombre de personnes qui auraient voté « oui » lors d'un référendum était plus élevé que les partisans du « non ». Aujourd'hui, seuls 12 % des électeurs suédois souhaiteraient remplacer la couronne suédoise par l'euro.
La Suède a voté contre l'adoption de l'euro par référendum en 2003.
Cette étude montre également que la confiance dans l'UE est en chute libre, même dans des domaines qui n'ont rien à voir avec l'économie.
« Si des problèmes se manifestent, dans ce cas-ci sur le plan économique, l'attitude négative se reflètera dans d'autres domaines. Les Suédois accusent l'UE des problèmes économiques, pas seulement en Europe, en Suède aussi », a expliqué M. Holmberg.
L'étude révèle cependant que les Suédois sont persuadés que l'Europe fait du bon travail dans le domaine des entreprises et des politiques militaires et environnementales.
Malgré ce manque de confiance, 50 % des Suédois souhaiteraient que leur pays demeure au sein de l'UE, contre 22 % en faveur de sa sortie.
« La plupart des Suédois veulent rester au sein de l'Union, même si ce nombre a diminué par rapport à 2010. Le soutien à l'UE a progressé au fil des ans, mais il a chuté depuis 2011 en raison de la crise financière », a précisé M. Holmberg.