Lisbonne est un jeu d'enfants pour les Autrichiens [FR]

Avec des chiffres relatifs au déficit et à l'emploi qui correspondent déjà aux objectifs de la stratégie de Lisbonne et aux critères du pacte de stabilité, l'Autriche peut se permettre d'avoir un plan d'action peu ambitieux. 

Avec des chiffres relatifs au déficit et à l’emploi qui correspondent déjà aux objectifs de la stratégie de Lisbonne et aux critères du pacte de stabilité, l’Autriche peut se permettre d’avoir un plan d’action peu ambitieux. 

L’Autriche figure parmi les cinq ou dix pays en tête dans l’UE pour la plupart des indicateurs clés. Elle est ainsi plus proche des pays nordiques que de ses voisins italiens et allemands. Le PIB du pays a augmenté en moyenne de 1,8% par an au cours des cinq dernières années. Au cours de la même période, l’emploi a augmenté de près de 0,5% par an, entraînant un taux d’activité de 67,8% en 2004 (63,3% dans l’UE-25).

 

 

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Tous les domaines clés de la politique économique et sociale, de l’innovation et de la durabilité sont liés dans l’esprit du gouvernement autrichien. Source: gouvernement autrichien

 

Dans les négociations avec les partenaires sociaux, l’industrie et des experts scientifiques, le gouvernement autrichien a défini les domaines clés suivants sur lesquels les mesures liées à la stratégie de Lisbonne doivent porter: 

  1. Durabilité des finances publiques
  2. Marché du travail et emploi
  3. Recherche et développement, innovation
  4. Infrastructure (y compris réseaux à large bande)
  5. Concurrence et plan d’action pour les PME (Petites et moyennes entreprises)
  6. Education et formation
  7. Technologies de l’environnement et gestion efficace des ressources

Toutes les nouvelles mesures sont définies dans la Partie II du plan national de réforme de l’Autriche. Dans certains cas, les chiffres n’ont pas l’air très impressionnants (par exemple un investissement de 10 millions d’euros dans les réseaux à large bande, mais ils sont partis d’une base beaucoup plus élevée que la plupart des autres Etats membres). Les dépenses en recherche ont considérablement augmenté depuis le milieu des années 1990, l’essentiel de cette hausse étant due à des investissements étrangers, suivis du secteur privé, tandis que l’Etat fédéral autrichien et ses régions ne dépensent pas beaucoup plus qu’il y a dix ans. 

Les plans d’action nationaux des 25 Etats membres de l’UE seront le principal dossier à l’ordre du jour du sommet de printemps des 23-24 mars 2006.