Marine Le Pen dénonce le vote du nouveau plan d’aide à la Grèce
La présidente du Front national a mené une action symbolique devant la représentation de la Commission et du Parlement européen, alors que l’Assemblée nationale s’apprête à voter le nouveau plan d’aide grec.
La présidente du Front national a mené une action symbolique devant la représentation de la Commission et du Parlement européen, alors que l’Assemblée nationale s’apprête à voter le nouveau plan d’aide grec.
« 15 milliards d’euros au bénéfice du deuxième plan de renflouement de la Grèce (…), c’est deux fois ce qu’on donne chaque année à notre Justice pour fonctionner. C’est davantage que le déficit des retraites cette année ! ».
Jeter à l’eau
Pendant que Marine Le Pen prononçait ces mots, mardi 6 septembre, des membres du Front national jeune (FNJ) jetaient de faux billets de 500 euros dans la Seine depuis le pont de la Concorde.
« Le geste qu’ils viennent d’accomplir (…) symbolise parfaitement ce que plusieurs centaines de députés de l’UMP et du PS sont en train de faire avec l’argent des Français : le jeter à l’eau », a lancé la députée européenne et candidate du Front national pour la présidentielle de 2012.
Lieu symbolique
Le lieu choisi est doublement symbolique. Il fait face à la représentation de la Commission et du Parlement européen à Paris, deux institutions accusées de tous les maux par la leader frontiste. Mais le FN avait aussi choisi d’être face à l’Assemblée nationale où les députés ont débattu aujourd’hui sur le nouveau plan d’aide à la Grèce, convenu lors du sommet européen du 21 juillet dernier.
Le premier ministre, François Fillon, a estimé la participation française à ce sauvetage à 15 milliards d’euros.
L’argent sans retour
Poursuivant sa diatribe anti-européenne, Marine Le Pen a opposé les mesures d’austérité, annoncées par le gouvernement mardi 30 août, et l’aide aux pays de l’UE en difficulté (Grèce, Irlande et Portugal) qui ne serait que « pure folie ». Ces États n’ayant pas, selon elle, la capacité de rembourser l’argent prêté. « Pourquoi continuer d’aggraver notre propre dette pour renflouer la dette des autres ? (…), alors qu’on voit bien que ça ne sert strictement à rien ? ». La solidarité européenne ne serait que chimère et le résultat de la soumission des gouvernements actuels aux « banques ».
Fidèle à sa ligne politique, elle a martelé qu’en cas de victoire à la présidentielle de 2012, elle ferait en sorte que « pas un centime français » ne quitterait la France. Elle s’est également engagée à traiter « à la racine le problème, avec les partenaires européens ».
Campagne européenne
Le Front national a toujours plaidé en faveur d’une sortie de l’UE. Marine Le Pen a d’ailleurs fustigé « l’argent versé à l’Union européenne sans retour ». Tous les ans, la France attribue 19 milliards d’euros au budget communautaire et en récupère 12, principalement grâce à la Politique agricole commune.
Selon la présidente du parti d’extrême droite, il n’y a qu’une seule règle d’or, celle « d’agir réellement dans l’intérêt supérieur de la nation et de notre peuple ». La leader frontiste semble bien avoir choisi la lutte contre l’UE comme l’un de ses thèmes phares de campagne.
