Mark Rutte devrait devenir le prochain secrétaire général de l'OTAN
Le Premier ministre sortant des Pays-Bas, Mark Rutte, devrait devenir le prochain secrétaire général de l’Alliance militaire occidentale OTAN, car son principal adversaire, le président roumain Klaus Iohannis, a quitté la course jeudi (20 juin).
Le Premier ministre sortant des Pays-Bas, Mark Rutte, devrait devenir le prochain secrétaire général de l’Alliance militaire occidentale OTAN, car son principal adversaire, le président roumain Klaus Iohannis, a quitté la course jeudi (20 juin).
Le suspense a pris fin en début de semaine, lorsque les deux pays les plus récalcitrants à la nomination — la Hongrie et la Slovaquie — ont finalement approuvé la désignation de Mark Rutte comme prochain dirigeant de l’OTAN.
Le seul obstacle qui subsistait était son principal adversaire, le Roumain Klaus Iohannis, mais ce n’était qu’une question de temps avant que celui-ci ne retire sa candidature.
« Le président roumain a informé les alliés de l’OTAN qu’il retirait sa candidature au poste de secrétaire général de l’organisation », a annoncé le bureau du président jeudi (20 juin).
Mark Rutte, actuellement Premier ministre intérimaire des Pays-Bas, a désormais la voie libre pour devenir le prochain secrétaire général de l’OTAN.
Il devrait être officiellement élu la semaine prochaine, lors d’une réunion des ambassadeurs au siège de l’OTAN, conformément à la procédure suivie par l’alliance militaire.
Il s’agit de l’une des rares étapes formelles de la nomination d’un chef de l’OTAN, dans le cadre d’une procédure qui est par ailleurs plutôt informelle et où de nombreux critères sont pris en compte.
Les diplomates de plusieurs États membres de l’OTAN ont insisté ces derniers mois sur le fait que la nomination devait avoir lieu le plus tôt possible dans l’année. Le but était d’éviter que la nomination du secrétaire général ne rentre dans les tractations politiques pour les postes à responsabilité de l’Union européenne, pendant l’été.
Les dirigeants européens, qui doivent se mettre d’accord sur l’attribution de ces top jobs la semaine prochaine, ont accéléré le processus, a confié une source de l’OTAN à Euractiv.
Mark Rutte devrait donc succéder à la tête de l’alliance militaire le 1er octobre au Norvégien Jens Stoltenberg, qui a occupé ce poste pendant une dizaine d’années.
Au cours des derniers mois, Mark Rutte a obtenu un par un le soutien de tous les membres de l’OTAN, ce qui a renforcé la pression sur son adversaire roumain pour qu’il se retire de la course.
Le Premier ministre hongrois, qui était considéré comme un obstacle potentiel, a donné son accord lundi (17 juin), en marge du sommet européen à Bruxelles. Selon le Financial Times, Viktor Orban a donné son feu vert en échange d’une clause de non-participation concernant le soutien à l’Ukraine.
Le gouvernement de Viktor Orban avait précédemment refusé de soutenir Mark Rutte au motif qu’il avait fortement critiqué l’État de droit hongrois.
La Slovaquie, qui jusqu’à mardi (18 juin) n’avait pas donné son avis sur la situation, soutient maintenant Mark Rutte en échange de l’aide des Pays-Bas pour obtenir une aide en matière de défense aérienne, a annoncé le président Peter Pellegrini.