Marlène Schiappa appelle l'Europe à "faire son travail" contre les associations islamistes
La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté s'est étonnée lundi (22 novembre) des liens entre la commissaire européenne à l'Égalité Helena Dalli et le Femyso, une confédération européenne d'associations de jeunes musulmans qu'elle a qualifiée de « faux nez de l’islamisme ».
La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa s’est étonnée lundi (22 novembre) des liens entre la commissaire européenne à l’Égalité Helena Dalli et le Femyso, une confédération européenne d’associations de jeunes musulmans qu’elle a qualifiée de « faux nez de l’islamisme ».
« Ça m’interpelle fortement » que la commissaire ait reçu des représentants du Femyso, a déclaré Mme Schiappa sur Europe 1 en réaction à une enquête de Marianne.
Selon l’hebdomadaire, des « milliers d’euros de subventions » sont accordés par des institutions européennes au Forum des organisations européennes musulmanes de jeunes et d’étudiants (Femyso), présenté comme proche des Frères musulmans et à l’origine de la campagne sur la « liberté dans le hijab » qui a fait polémique au Conseil de l’Europe.
Helena Dalli a publié le 18 novembre sur Twitter une photo d’elle avec des représentants du Femyso après une discussion sur la « situation des jeunes musulmans en Europe et des défis rencontrés en raison des stéréotypes, des discriminations et de la haine ».
« Un petit tour sur les réseaux sociaux de cette organisation permet de voir à quel point ils tiennent des propos agressifs vis-à-vis de la France, et pas uniquement du gouvernement mais aussi de la culture française, en blâmant la France et l’accablant de tous les maux », a relevé Mme Schiappa.
« Je m’interroge de voir des organisations que nous voulons voir dissoudre en France et qui sont dissoutes », à l’instar fin septembre de la maison d’édition « Nawa » et ses « ouvrages légitimant le jihad », selon elle, et « qui vont taper à la porte des bureaux européens pour recevoir de l’argent et des subventions », a poursuivi la ministre.
Elle a décidé avec Clément Beaune, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, de saisir la commissaire européenne « pour qu’elle puisse nous apporter des éléments sur ce qui l’a amenée à recevoir cette organisation ».
« En France nous avons pris nos responsabilités, en disant pas un euro d’argent public pour les ennemis de la République (…) Maintenant l’Europe doit faire ce travail », a insisté Marlène Schiappa.