Défense : Clément Beaune appelle à consacrer 1 % du PIB au « made in Europe »

Le haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, Clément Beaune, estime que l’UE devrait imposer un objectif commun de dépenses de défense pour ses États membres : consacrer au moins 1 % du PIB national à l’achat d’équipements produits en Europe.

EURACTIV.com
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Le haut-commissaire à la stratégie et au plan, Clément Beaune. [Getty Images/Christian Liewig_Corbis]

En juin, les membres de l’OTAN se sont engagés à porter leurs dépenses de défense à 5 % de leur PIB, mais sans réellement préciser comment cet argent devait être dépensé.

La plupart des Alliés sont également membres de l’Union européenne. Or, Bruxelles a commencé à prendre des mesures pour promouvoir les achats « made in Europe », par exemple en limitant l’accès des fabricants de défense de pays tiers aux lignes budgétaires de défense du bloc.

Mais les Vingt-Sept et la Commission n’ont jamais fixé d’objectifs contraignants pour les équipements produits en Europe, la notion de préférence européenne, défendue par la France, étant perçue différemment dans d’autres pays.

Le haut-commissaire à la Stratégie et au Plan propose désormais de consacrer « 1 % du PIB à de l’achat de matériel produit en Europe ».

Clément Beaune préconise également que la Commission publie chaque année un rapport sur les progrès réalisés par rapport à cet objectif de 1 %, ainsi que sur les plans nationaux de dépenses. Il qualifie cette initiative de « pacte de sécurité et de défense ». Une idée qui diffère de la proposition de la Commission de publier des rapports annuels sur les progrès réalisés par les États membres concernant la feuille de route en matière de préparation à la défense pour 2030.

Clément Beaune est responsable du Plan, un organe consultatif du gouvernement présidé à l’origine par Jean Monnet, l’un des pères fondateurs de l’Union européenne, qui a été créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale afin de relancer l’économie française, de créer des emplois et d’améliorer le niveau de vie à long terme.

Le haut-commissaire a déclaré que l’UE devrait proposer un « complément » financier aux gouvernements collaborant au sein de groupes de trois ou quatre pays « pour soulager des efforts nationaux et encourager au projet commun ».

L’année prochaine, pour la première fois, le Plan prendra également en compte la défense lorsqu’il fournira ses orientations pour 2035 et 2050, a-t-il souligné.

Il souhaite également fournir des orientations pour une « stratégie de production industrielle européenne » dans un avenir proche.

Pour orienter cette stratégie, Clément Beaune a énuméré plusieurs questions qui nécessitent des réponses, notamment sur la manière de rendre la production industrielle plus efficace.

Par exemple, faut-il un modèle de spécialisation industrielle à l’échelle européenne ? Et un tel modèle devrait-il attribuer des rôles et des responsabilités à travers l’Europe ou permettre à chacun de participer à la production industrielle du continent ? Clément Beaune a par ailleurs déclaré que cette dernière option soulèverait également des questions de juste retour.

Et qu’en est-il de la manière dont « les Américains eux-mêmes ont développé une industrie de défense fédérale ? », s’est-il interrogé.

Selon nos informations, le responsable du groupe de travail sur la défense pour la vision 2035 du Plan n’est autre que Camille Grand, secrétaire général de l’ASD, le principal lobby européen de la défense, dont sont membres Airbus, Dassault ou encore Rheinmetall.

En juin, les membres de l’OTAN se sont engagés à porter leurs dépenses de défense à 5 % de leur PIB, mais sans réellement préciser comment cet argent devait être dépensé.

La plupart des Alliés sont également membres de l’Union européenne. Or, Bruxelles a commencé à prendre des mesures pour promouvoir les achats « made in Europe », par exemple en limitant l’accès des fabricants de défense de pays tiers aux lignes budgétaires de défense du bloc.

Mais les Vingt-Sept et la Commission n’ont jamais fixé d’objectifs contraignants pour les équipements produits en Europe, la notion de préférence européenne, défendue par la France, étant perçue différemment dans d’autres pays.

Le haut-commissaire à la Stratégie et au Plan propose désormais de consacrer « 1 % du PIB à de l’achat de matériel produit en Europe ».

Clément Beaune préconise également que la Commission publie chaque année un rapport sur les progrès réalisés par rapport à cet objectif de 1 %, ainsi que sur les plans nationaux de dépenses. Il qualifie cette initiative de « pacte de sécurité et de défense ». Une idée qui diffère de la proposition de la Commission de publier des rapports annuels sur les progrès réalisés par les États membres concernant la feuille de route en matière de préparation à la défense pour 2030.

Clément Beaune est responsable du Plan, un organe consultatif du gouvernement présidé à l’origine par Jean Monnet, l’un des pères fondateurs de l’Union européenne, qui a été créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale afin de relancer l’économie française, de créer des emplois et d’améliorer le niveau de vie à long terme.

Le haut-commissaire a déclaré que l’UE devrait proposer un « complément » financier aux gouvernements collaborant au sein de groupes de trois ou quatre pays « pour soulager des efforts nationaux et encourager au projet commun ».

L’année prochaine, pour la première fois, le Plan prendra également en compte la défense lorsqu’il fournira ses orientations pour 2035 et 2050, a-t-il souligné.

Il souhaite également fournir des orientations pour une « stratégie de production industrielle européenne » dans un avenir proche.

Pour orienter cette stratégie, Clément Beaune a énuméré plusieurs questions qui nécessitent des réponses, notamment sur la manière de rendre la production industrielle plus efficace.

Par exemple, faut-il un modèle de spécialisation industrielle à l’échelle européenne ? Et un tel modèle devrait-il attribuer des rôles et des responsabilités à travers l’Europe ou permettre à chacun de participer à la production industrielle du continent ? Clément Beaune a par ailleurs déclaré que cette dernière option soulèverait également des questions de juste retour.

Et qu’en est-il de la manière dont « les Américains eux-mêmes ont développé une industrie de défense fédérale ? », s’est-il interrogé.

Selon nos informations, le responsable du groupe de travail sur la défense pour la vision 2035 du Plan n’est autre que Camille Grand, secrétaire général de l’ASD, le principal lobby européen de la défense, dont sont membres Airbus, Dassault ou encore Rheinmetall.

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(asg)