Mort de Nahel : Bruxelles souhaite éviter de nouvelles émeutes
Bruxelles a récemment été le théâtre de protestations en réaction au décès de Nahel, 17 ans, tué mardi dernier par un policier à Nanterre. Le bourgmestre de Bruxelles a décidé de prendre des mesures pour éviter de nouvelles échauffourées.
Bruxelles a récemment été le théâtre de protestations en réaction au décès du Nahel, 17 ans, tué mardi dernier par un policier à Nanterre, en France. Le bourgmestre de Bruxelles a décidé de prendre des mesures pour éviter de nouvelles échauffourées.
A la fin de la semaine dernière, les émeutes en France ont fait tache d’huile en Belgique après que des appels au rassemblement ont été lancés sur les réseaux sociaux. Résultat : dégradations diverses et plus de 130 arrestations.
Parmi les personnes arrêtées, certaines étaient en possession d’armes (tels que des cocktails Molotov) et planifiaient des attaques, notamment contre le commissariat de la commune d’Anderlecht, rapporte la presse belge.
Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (Parti socialiste, PS), s’est exprimé lundi (3 juillet) sur ces récents évènements lors de la matinale de Bel-RTL.
Il salue notamment le travail de la police, ainsi que l’aide apportée par les adultes des quartiers touchés qui « nous ont permis de calmer les choses » et de « faire retomber la pression », comparant la situation avec les émeutes qui avaient résulté de la victoire du Maroc face à la Belgique lors de la Coupe du monde de football en novembre dernier.
Pour le bourgmestre se pose désormais la question de « cet espèce de côté copycat, [le fait] de vouloir copier ce qui se fait en France par moment, [en disant] “nous aussi, on peut le faire” ». « On ne sentait pas une volonté de manifester, de vouloir exprimer une colère », estime-t-il.
Interrogé sur les sanctions à adopter, le bourgmestre insiste sur le rôle des parents, puisque nombre de personnes arrêtées étaient mineures, selon l’agence de presse Belga.
Pour M. Close, cela commence par la convocation des parents. Lorsque les jeunes sont arrêtés, ils ne sont relâchés que quand les parents viennent les chercher, ce qui permet de les informer de la situation, explique-t-il.
Il a également fait part de son désir d’employer « d’autres mesures de type préventif ».
Outre les arrestations préventives (plus de 200 depuis jeudi dernier), le bourgmestre a également rencontré lundi matin les services et associations de la jeunesse et les services juridiques de la ville de Bruxelles afin de discuter de mesures qui pourraient être prises pour éviter des émeutes.
Bien que ces mesures ne soient pas encore concrètes, il s’agira de sortir du cadre répressif, a indiqué le cabinet du bourgmestre.