Nouveaux Etats membres : Vers un ralentissement économique? [FR]
Un rapport de la Banque mondiale prévoit que la croissance devrait ralentir dans les Etats d'Europe centrale et orientale ayant récemment rejoint l'UE, sous la pression de l'inflation destinée à s'accentuer.
Un rapport de la Banque mondiale prévoit que la croissance devrait ralentir dans les Etats d’Europe centrale et orientale ayant récemment rejoint l’UE, sous la pression de l’inflation destinée à s’accentuer.
Selon les mises en garde de ce rapport, qui couvre les huit pays d’Europe centrale et orientale ayant adhéré à l’UE en 2004, ainsi que la Roumanie et la Bulgarie qui l’ont intégrée en 2007, même si la croissance s’est accélérée depuis 2006, elle pourrait connaître un ralentissement en 2007.
Ce document, publié le 31 mai 2007, met clairement en garde contre les pressions inflationnistes, qui s’accentuent depuis quelques temps dans plusieurs pays de la région. L’inflation gagne rapidement du terrain dans les pays baltes, notamment en Lettonie, et connaît une tendance à la hausse en Pologne et en République tchèque. En Hongrie, l’inflation a redoublé sous le coup d’importantes hausses de prix imposées ».
Selon Thomas Blatt Laurensen, auteur principal de ce rapport de la Banque mondiale, « la plupart des pays de la région ne mettent pas à profit cette forte croissance pour améliorer l’état des finances publiques. Le mouvement de réforme dans la région s’est émoussé en raison de la fatigue liée à l’adhésion, de situations politiques instables et de capacités administratives limitées ».
Le rapport indique également que grâce à la politique agricole commune (PAC), l’adhésion à l’UE a entraîné « une hausse substantielle du revenu des agriculteurs » dans les dix nouveaux Etats membres. Toutefois, le rapport dénombre d’importantes différences en matière de croissance des revenus et de structures agricoles, notant que la productivité du travail est encore bien éloignée de la moyenne des 15 anciens pays de l’UE.
Selon les conclusions de ce rapport, « une politique agricole seule ne peut gérer les défis dans le domaine de l’agriculture et du développement rural de l’UE 8+2 ». Il recommande donc la restructuration du secteur et la mise en place de politiques de soutien non-agricoles.