Obama au Royaume-Uni en avril contre le Brexit
Le président américain Barack Obama se rendra en Grande-Bretagne le mois prochain pour encourager le Royaume à rester dans l’Union européenne, a annoncé un journal britannique.
Le président américain Barack Obama se rendra en Grande-Bretagne le mois prochain pour encourager le Royaume à rester dans l’Union européenne.
La visite de Barack Obama aura lieu vers la fin avril, soit environ deux mois avant le référendum du 23 juin lors duquel les Britanniques décideront de rester ou de quitter l’Union des 28, a déclaré The Independent le dimanche 13 mars.
Un porte-parole du cabinet du Premier ministre David Cameron a refusé de commenter l’information, qu’il a qualifiée de « spéculation ».
Barack Obama doit se rendre en Allemagne fin avril pour discuter commerce avec la chancelière allemande Angela Merkel et promouvoir les exportations américaines au salon d’Hanovre, la plus grande foire des technologies industrielles au monde, qui aura lieu du 25 au 29 avril.
En février, Barack Obama s’est entretenu par téléphone avec David Cameron et a réaffirmé « le soutien continu des États-Unis pour un Royaume-Uni fort dans une Union européenne forte », selon la Maison-Blanche.
Washington a toujours soutenu le rôle central du pays dans la plus grande union économique mondiale et a prévenu qu’un Brexit pourrait menacer la « relation spéciale » entre les États-Unis et le Royaume-Uni.
Leave.EU, un des groupes de campagne pour une sortie du Royaume-Uni de l’UE, a fustigé la prochaine intervention de Barack Obama. « Le peuple britannique en a assez de voir les présidents américains nous dicter notre politique étrangère », a déclaré le porte-parole du groupe, Jack Montgomery.
Boris Johnson, le maire de Londres, personnalité populaire qui soutient le Brexit, a critiqué Barack Obama, et a assuré que ses citoyens n’accepteraient jamais une structure comme l’UE. « En nous poussant à nous intégrer davantage dans les structures fédéralisantes de l’UE, les Américains nous incitent à emprunter un chemin qu’ils ne voudraient pas prendre eux-mêmes », a-t-il écrit dans le Telegraph. « Il s’agit d’une nation fondée sur la liberté qui oublie parfois que nous tenons aussi à la nôtre ». Une réaction qui tend à prouver que la position du président américain pourrait avoir un réel impact sur l’élection.
Suite à la renégociation des relations entre le Royaume-Uni et Bruxelles, David Cameron fait désormais campagne contre le Brexit. Les sondages d’opinion indiquent que ceux qui souhaitent rester dans l’UE (51 %) et ceux qui sont en faveur d’un Brexit (49 %) sont au coude à coude.
>> Lire : En direct: Brexit or no Brexit
L’UE et ses dirigeants n’ont apparemment aucune intention de s’engager dans la campagne du référendum. En juillet dernier, la tentative de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, de conseiller les Grecs à voter « oui » au référendum sur le programme de renflouement s’est avérée contreproductive.