Pacte franco-espagnol sur le budget de la PAC

Deux jours après l’Allemagne, c’est au tour de l’Espagne de joindre sa voix à la défense du budget de l’agriculture européenne.

EURACTIV.fr
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Deux jours après l’Allemagne, c’est au tour de l’Espagne de joindre sa voix à la défense du budget de l’agriculture européenne.

Lors de sa visite à Paris le 10 octobre, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy n’est pas venu seul. Son ministre de l’Agriculture, Miguel Arias Canete, était du voyage et a rencontré son homologue, Stéphane Le Foll. 

Dans un communiqué de presse commun, ils ont souligné que le maintien du budget de la politique agricole commune au niveau actuel est « un minimum absolu ». 

Le 9 octobre déjà, Paris et Berlin avait annoncé cette position commune. Ces déclarations successives interviennent dans un moment clé de la négociation de la réforme de l’agriculture européenne pour 2014-2020. Premier poste de dépense de l’Union européenne, l’allocation dédiée à la PAC est remise en cause, certains États membres souhaitant faire des économies. 

>>> Lire : Vers une baisse des aides agricoles ?

Contrairement à la déclaration franco-allemande, le soutien des mesures de verdissement – consistant à conditionner une partie des aides au respect de mesures environnementales – est moins affirmé. « A condition que des adaptations soient apportées pour faciliter son application et le respect des obligations par les agriculteurs, sans peser sur la production générale », précise le texte. 

La convergence des aides au sein même des États, souhaitée en partie par le commissaire à l’Agriculture, n’est pas « pertinente » estiment la France et l’Espagne. « Les États membres doivent pourvoir disposer d’une certaine flexibilité ».

De plus, ils souhaitent qu’une partie des subventions reçues par les exploitants restent couplées à la production, ce que voudrait éviter au maximum la Commission. 

Les deux pays sont attachés à la défense des droits de plantation pour les vignes, ainsi qu’au maintient du programme européen d’aide alimentaire pour les plus démunis (PEAD) au delà de 2013. Paris et Madrid veulent aussi des instruments de réaction aux crises soient adoptés, comme la constitution de réserves et le maintien de lignes de crédits disponibles dans le futur cadre budgétaire 2014-2020.