Pêche : le Parlement plutôt favorable aux positions françaises
Les députés européens ont précisé leurs positions sur l’avenir de la pêche européenne. Les élus français sont satisfaits.
Les députés européens ont précisé leurs positions sur l’avenir de la pêche européenne. Les élus français sont satisfaits.
Présenté avant l’été, le rapport qui définit les contours de la position du Parlement européen sur la réforme de la politique commune de la pêche a été adopté, mercredi 12 septembre.
>>> Pour en savoir plus sur le texte, lire : « Le Parlement et la réforme de la pêche »
Depuis le début des discussions, la Commission prend des positions aux antipodes des intérêts du gouvernement français. Mais les députés sont plus tempérés.
Tout d’abord, le Parlement veut laisser le choix aux pays de libéraliser ou non les échanges de quotas de pêche, comme le souhaitent les élus français.
Paris a toujours été opposé à ce principe. Selon le gouvernement, il pourrait entraîner la concentration des quotas de pêche entre les mains de quelques-uns. Le parlementaire UMP Alain Cadec s’est aussi félicité que le Parlement n’impose pas ce système « dévastateur pour notre modèle de pêche ».
Pour éviter d’épuiser les ressources de poisson, la Commission propose de mettre en place une limite à ne pas dépasser à partir de 2015 (« rendement maximal durable »). Les États, dont la France, avaient déjà demandé au printemps un peu plus de temps pour s’y conformer. De la même façon, le Parlement propose la date de 2020.
L’interdiction des rejets en mer est aussi à l’ordre du jour. Mais, là encore, les députés sont prudents. Ils proposent qu’elle soit graduelle et prenne en compte les contraintes de certaines pêcheries.
En parallèle, le Parlement souhaiterait donner plus de prérogatives aux organisations de producteurs, notamment sur le cofinancement de l’aide au stockage.
Le texte voté est « équilibré, bénéfique pour le consommateur et juste pour les professionnels », estime Alain Cadec. Les négociations avec la Commission et les ministres de la Pêche doivent se poursuivre jusqu’au début de l’année 2013.