Pour le Premier ministre grec, l'époque de l'externalisation de la défense européenne est révolue
Pour le Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis, le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche est le signal que l'Europe ne peut plus externaliser sa défense à Washington.
Pour le Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis, le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche est le signal que l’Europe ne peut plus externaliser sa défense à Washington.
Le 21 janvier, Kyriákos Mitsotákis a estimé que Donald Trump avait raison de critiquer les membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) qui ne respectent pas leur engagement de consacrer 2% de leur PIB à la défense.
Selon le Premier ministre grec, les Européens, et notamment certains des pays les plus importants de l’Union, se sont trop longtemps reposés sur le parapluie américain pour assurer leur sécurité, sans payer la facture qui leur était dévolue.
« Cela ne sera plus acceptable, c’est terminé », a-t-il souligné.
Le 3 février prochain, le sommet extraordinaire qui se tiendra en Belgique reviendra sur la question de la défense européenne et tentera de dégager des financements pour des achats militaires.
Pour Kyriákos Mitsotákis, l’objectif des 2 % appartient déjà l’histoire. Ce dernier se dit convaincu que l’effort demandé aux Européens sera encore plus conséquent, sans pour autant atteindre les 5 %, comme l’a récemment suggéré Donald Trump.
La Grèce a dépensé l’année dernière plus de 3 % de son PIB pour la défense.
Kyriákos Mitsotákis a appelé l’Union européenne (UE) à trouver le moyen de financer ces dépenses. Il a annoncé qu’il demanderait lors du prochain sommet une plus grande marge de manoeuvre budgétaire pour des investissements dans ce secteur.
Le Premier ministre grec espère aussi que la guerre commerciale entre l’UE et les États-Unis, qui avait pu être évitée en 2016, pourra de nouveau l’être en 2024.
[LG]