Prodi soumis à un vote de confiance [FR]

A la suite de sa démission le 21 février,  l'ancien président de la Commission, Romano Prodi, pourrait rester au pouvoir en Italie grâce à un vote du Sénat. 

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A la suite de sa démission le 21 février,  l’ancien président de la Commission, Romano Prodi, pourrait rester au pouvoir en Italie grâce à un vote du Sénat. 

Le président italien Giorgio Napolitano a refusé la démission de R. Prodi, présentée le 21 février (voir EURACTIV 22/02/07). Le Sénat doit maintenant décider, par un vote de confiance, de maintenir ou non R. Prodi à la présidence du Conseil.  Ce vote crucial pourrait avoir lieu le 28 février 2007, suivi d’un vote à la chambre des députés le 2 mars 2007, dans laquelle le gouvernement Prodi jouit d’une grande majorité. 

C’est également un vote du Sénat, la semaine dernière, sur la mission militaire de l’Italie en Afghanistan, qui avait poussé R. Prodi à démissionner. 

Le président Napolitano a déclaré: « Il est clair qu’il n’y a pas pour l’instant d’alternative au renvoi du gouvernement devant le Sénat pour un nouveau vote de confiance. Il faut s’assurer que le gouvernement bénéficie d’un soutien suffisant ».

Cependant, R. Prodi ne dispose que d’une voix de majorité au Sénat après sa courte victoire aux élections législatives en avril 2006. 

R. Prodi devrait recevoir le soutien de la coalition de centre-gauche. Piero Fassino, secrétaire national des Démocrates de gauche, le principal parti de la coalition, a déclaré lors d’un entretien à la télévision nationale : « D’après nos calculs, nous rallions la majorité des sénateurs élus, avec ou sans l’appoint des sénateurs-à-vie ».