S. Royal veut ‘une Europe plus protectrice’ [FR]
La candidate socialiste aux élections présidentielles françaises, Ségolène Royal, a promis d'inscrire dans les statuts de la Banque centrale européenne l'objectif de la croissance-emploi si elle était élue présidente en mai et a rejeté la conception d'une Europe se limitant à une zone de libre-échange.
La candidate socialiste aux élections présidentielles françaises, Ségolène Royal, a promis d’inscrire dans les statuts de la Banque centrale européenne l’objectif de la croissance-emploi si elle était élue présidente en mai et a rejeté la conception d’une Europe se limitant à une zone de libre-échange.
Le 11 février, la candidate socialiste Ségolène Royal a déclaré dans un discours attendu de longue date qu’elle souhaitait redonner un nouveau souffle à l’intégration européenne en construisant « une Europe plus protectrice » et « plus en phase avec les besoins des citoyens ».
Présentant son « pacte présidentiel » devant 15,000 sympathisants au Parc des expositions de Villepinte près de Paris, la candidate socialiste a déclaré qu’elle souhaitait rapidement mettre en place de nouvelles « politiques communes ambitieuses » sur la recherche, l’énergie et l’environnement et qu’elle tenterait de préserver les services publics de type français dans une nouvelle directive-cadre de l’UE.
S’en prenant de nouveau à la Banque centrale européenne (BCE), S. Royal a déclaré que, si elle était élue, elle s’efforcerait d’inscrire dans les statuts de la BCE un nouvel objectif de croissance-emploi et de créer “un gouvernement de la zone euro”.
Sur le chapitre institutionnel, elle a indiqué qu’elle « négocierait un traité institutionnel soumis à référendum pour que l’Europe fonctionne de manière plus démocratique et plus efficace ». Un “protocole social ”, qui n’a pas fait l’objet de plus de précisions, serait conçu pour « tirer vers le haut le niveau de vie et la protection sociale ».
Parmi les principales propositions de Mme Royal figure également la hausse du salaire minimum de croissance (SMIC) à 1500 euros par mois, contre environ 1250 euros aujourd’hui.