Sir Graham Watson dirigera la famille libérale européenne
L'ELDR, la famille politique libérale européenne composée de 55 partis libéraux et libéraux démocrates en Europe, a élu l'eurodéputé Sir Graham Watson au poste de président pour les deux prochaines années. EURACTIV Italie a contribué à cet article.
L'ELDR, la famille politique libérale européenne composée de 55 partis libéraux et libéraux démocrates en Europe, a élu l'eurodéputé Sir Graham Watson au poste de président pour les deux prochaines années. EURACTIV Italie a contribué à cet article.
Graham Watson, un eurodéputé britannique influent qui a été élevé au rang de chevalier en juin dernier, a été élu à la tête du parti des Libéraux, Démocrates et Réformateurs européens lors d'un congrès à Palerme le 25 novembre. Il succède à l'eurodéputée belge Annemie Neyts-Uyttebroeck.
« Mes trois objectifs phares seront d'agrandir notre parti, de mettre à jour nos techniques de campagne, et d'inscrire le parti dans une perspective réellement paneuropéenne », a déclaré M. Watson suite à son élection.
Il a été le premier libéral démocrate britannique à être élu au Parlement européen, en 1994. M. Watson a entamé son troisième mandat après les élections de 2004 en tant que leader du groupe ALDE au Parlement européen. On lui attribue le développement d'un groupe politique puissant, et l'augmentation importante du nombre d'eurodéputés affiliés.
L'échec de sa candidature à la présidence
En janvier 2009, M. Watson a annoncé sa candidature à la présidence du Parlement européen, suite aux élections européennes qui se sont déroulées au moins de juin de la même année. Il n'est cependant pas parvenu à mettre un terme à l'accord traditionnel entre le groupe PPE/DE de centre-droit et les socialistes, les deux familles politiques majoritaires au Parlement qui alternent la présidence de l'assemblée.
M. Watson n'a pas su mener à bien son projet de « coalition idéologique » entre les groupes ALDE et PPE. Tirant profit de la crise financière mondiale, son successeur à la tête du groupe ALDE, Guy Verhofstadt, a réussi à mettre en place une coalition pro-européenne, qui inclut également le groupe S&D de centre-gauche et les Verts.
En mai 2010, suite aux élections britanniques les plus serrées en trente ans, le Parti conservateur du nouveau premier ministre, David Cameron, a passé un accord avec le Parti libéral démocrate, mené par Nick Clegg, afin de former le premier gouvernement de coalition britannique depuis 1945. L'arrivée des libéraux démocrates au pouvoir a légèrement affaibli la tendance eurosceptique des conservateurs britanniques.
M. Watson a déclaré à EURACTIV Italie qu'il s'efforcerait de faire de l'ELDR un parti européen supranational. Il a soutenu que les libéraux avaient une longueur d'avance sur les deux autres grandes familles politiques.
Face à la difficulté, a-t-il expliqué, les « démocrates chrétiens » avaient tendance à se replier sur leurs convictions idéologiques et religieuses. De même, les socialistes avaient leur propre « boussole », alors que les libéraux étaient ouverts au dialogue, dans le but d'échanger des idées.
Selon M. Watson, son groupe politique s'efforcera d’encourager les électeurs à s'impliquer davantage dans les prochaines élections européennes. Il a assuré que les candidats libéraux disposeraient des outils nécessaires pour communiquer de façon plus directe avec leur électorat par le biais de la technologie, et notamment d'Internet.
Au sujet de l’euroscepticisme persistant de ses compatriotes britanniques, M. Watson a déclaré : « L'Europe nous a apporté la paix, la prospérité et des opportunités extraordinaires. Nous devrions être fiers d'être Européens ».