Slovénie : les retraités manifestent pour exiger de nouvelles élections

Les retraités slovènes organisent un quatrième rassemblement pour exiger de nouvelles élections. La pression sur le gouvernement ne faiblit pas : les retraités ont organisé leur quatrième rassemblement mensuel pour réclamer une augmentation des pensions et la démission du gouvernement.

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Ljubliana
Le gouvernement a été accusé de négliger les retraités et si Mme Rupar s’est dite ouverte à des discussions avec le gouvernement, les manifestants s’attendent à des propositions concrètes, faute de quoi ils « montreront la porte au gouvernement » et exigeront « de nouvelles élections pour former un nouveau gouvernement ». [ [Shutterstock/Jarretera]]

La pression sur le gouvernement ne faiblit pas : les retraités ont organisé leur quatrième rassemblement mensuel à Ljubljana mercredi (3 mai) pour réclamer une augmentation des pensions et la démission du gouvernement.

Menés par la Voix des retraités, un groupe informel dirigé par l’ancien député Pavel Rupar, les manifestants portaient des pancartes à l’attention du gouvernement et des journalistes, critiquant leur attitude à l’égard des retraités.

Lors de ce quatrième rassemblement en autant de mois, les manifestants ont réclamé une augmentation de 20 % des pensions et ont qualifié d’« hypocrite » la proposition du gouvernement d’abolir un type particulier d’assurance maladie complémentaire qui constitue la pierre angulaire du projet gouvernemental.

Devant le palais présidentiel, les manifestants ont critiqué un projet de loi sur le suicide assisté déposé par un groupe luttant pour une vieillesse digne, dirigé par Biserka Marolt Meden, conseillère de la présidente Nataša Pirc Musar. « Nous voulons la vie, pas la mort », a scandé la foule.

Le gouvernement a été accusé de négliger les retraités et si Mme Rupar s’est dite ouverte à des discussions avec le gouvernement, les manifestants s’attendent à des propositions concrètes, faute de quoi ils « montreront la porte au gouvernement » et exigeront « de nouvelles élections pour former un nouveau gouvernement ».

Les rassemblements, dont les organisateurs entretiennent des liens étroits avec les démocrates (SDS), le principal parti d’opposition, interviennent au lendemain de manifestations massives d’agriculteurs.

Les analystes considèrent ces deux manifestations comme une forme de pression sur le gouvernement, alors que les efforts de réforme des retraites, du système de santé et de l’administration publique se font attendre et risquent de faire voler en éclats la coalition au pouvoir.