Sommet européen sur l'Ukraine envisagé en marge du sommet UE-Afrique
Les dirigeants de l'UE pourraient se réunir jeudi (17 février) , en marge du sommet avec leurs homologues de l'Union africaine, en fonction de l'évolution de la crise entre l'Ukraine et la Russie, a indiqué un responsable européen.
Les dirigeants de l’UE pourraient se réunir jeudi (17 février) , en marge du sommet avec leurs homologues de l’Union africaine, en fonction de l’évolution de la crise entre l’Ukraine et la Russie, a indiqué un responsable européen.
La décision revient au président du Conseil européen, Charles Michel. Un point d’information est prévu sur les résultats de la rencontre mardi (15 février) entre le chancelier allemand Olaf Scholz et le président Vladimir Poutine à Moscou, et un sommet européen exceptionnel est « possible, en fonction de la situation », a précisé ce responsable sous couvert de l’anonymat.
« Il est important d’être en mesure de s’exprimer immédiatement, en front uni », a commenté cette source, ajoutant qu’aucune décision n’a encore été prise. Un sommet européen en visioconférence fait également partie des options.
Les Européens affirment être prêts à adopter des sanctions économiques et financières lourdes si Moscou engage une opération militaire contre l’Ukraine après avoir massé plus de 100 000 soldats et d’important moyens militaires aux frontières de ce pays.
Ces sanctions seront décidées par les Etats membres et un sommet doit être convoqué pour leur adoption. Elles seront adoptées en concertation avec les partenaires de l’UE.
« Personne ne sait si Poutine a pris une décision », a commenté le responsable européen. « Mais une attaque peut être déclenchée à n’importe quel moment et le renforcement militaire russe va dans ce sens », a-t-il souligné.
Moscou a toutefois jugé lundi (14 février) « possible » un règlement diplomatique de la crise autour de l’Ukraine et a annoncé la fin de certaines manoeuvres militaires.
La Russie, qui a déjà annexé la Crimée en 2014 et soutient des séparatistes prorusses dans l’Est de l’Ukraine, a constamment nié toute velléité agressive.