Soutien à un engagement conditionnel en matière d'aide climatique
Les dirigeants de l'UE qui se rencontrent aujourd'hui à Bruxelles (24 mars) devraient confirmer leur engagement de fournir un soutien immédiat de l'ordre de 2,4 milliards d'euros pour aider les nations pauvres à combattre le réchauffement climatique, mais seulement si les autres pays développés s'engagent à apporter des contributions similaires, selon le projet de conclusions du sommet obtenu par EURACTIV.
Les dirigeants de l'UE qui se rencontrent aujourd'hui à Bruxelles (24 mars) devraient confirmer leur engagement de fournir un soutien immédiat de l'ordre de 2,4 milliards d'euros pour aider les nations pauvres à combattre le réchauffement climatique, mais seulement si les autres pays développés s'engagent à apporter des contributions similaires, selon le projet de conclusions du sommet obtenu par EURACTIV.
L'UE et ses Etats membres mettront en œuvre leur engagement d'apporter 2,4 milliards d'euros par an pour la période 2010-2012 avec un financement à mise en œuvre rapide, selon le projet de conclusions du Conseil de l'UE, qui se réunit les 25 et 26 mars.
S'exprimant lors que la session plénière du Parlement européen à Bruxelles, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a insisté sur l'importance du respect des engagements sur le financement à mise en œuvre rapide afin de construire un rapport de confiance avec les pays en développement.
Les dirigeants de l'UE discuteront des questions liées au changement climatique vendredi, laissant la place aux débats économiques le premier jour de la rencontre.
L'objectif est de se mettre d'accord sur un approche "étape par étape", de faire avancer les négociations au niveau mondial, comme l'a fait remarquer le président permanent du Conseil de l'UE Herman Van Rompuy, dans sa lettre d'invitation au sommet envoyée aux dirigeants de l'UE cette semaine.
Une approche qui sera plus "étape par étape" signifie que l'UE respectera ses engagements, mais exigera également que les autres nations industrialisées fassent de même.
En effet, l'engagement de l'UE à hauteur de 2,4 milliards par an de financement express pour les pays en développement ne sera mis en œuvre que si les autres acteurs clé contribuent également, d'après les conclusions du sommet.
Les pays en développement sont invités à entreprendre des actions significatives et transparentes afin d'atténuer le changement climatique, pour pouvoir bénéficier le plus longtemps possible des contributions financières promises par l'UE et les autres pays développés.
Les pays industrialisés se sont engagés à Copenhague à mobiliser 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 pour aider les pays en développement dans leur combat contre le changement climatique.
Actions futures
Les dirigeants européen mettront en avant plusieurs choses : l'UE va renforcer son assistance aux pays du tiers monde en travaillant sur la question du changement climatique lors de toutes les rencontres régionales et bilatérales avant la conférence cruciale de l'ONU sur le changement climatique à Cancun, au Mexique, d'après le projet de conclusions.
Un état des lieux préliminaire des engagements de l'UE sur le financement à mise en œuvre rapide devrait être présenté lors de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques à Bonn, qui démarre fin mai, selon le projet de texte.
En amont de la conférence des Nations unies à Cancun, prévue à la fin de l'année, l'Europe essaiera de traiter les questions du changement climatique à tous les niveaux, y compris à la rencontre du G20 à Toronto, au Canada, les 26 et 27 juin.
Un diplomate de l'UE a confirmé hier (24 mars) que l'Union européenne aura une délégation unique mais à deux têtes au Canada, conduite par le président du Conseil de l'UE Herman Van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.