Tom Cruise remet le drapeau olympique à Los Angeles pour clôturer les Jeux de Paris

Dimanche 11 août, lors de la cérémonie de clôture des Jeux de Paris, la star hollywoodienne Tom Cruise est descendu en rappel depuis le haut du stade de France pour recevoir le drapeau olympique. La capitale française passe la main à Los Angeles, qui accueillera l'édition de 2028.

EURACTIV avec Reuters
Paris 2024 Olympic Games – Closing Ceremony
Alors que Paris a mis en valeur des monuments emblématiques tels que la Tour Eiffel et le Château de Versailles pour gagner le cœur des Olympiens et des spectateurs, Los Angeles s’est rapidement tournée vers ses vedettes : les plus grandes stars hollywoodiennes. [EPA-EFE/RITCHIE B. TONGO]

Dimanche 11 août, lors de la cérémonie de clôture des Jeux de Paris, la star hollywoodienne Tom Cruise est descendu en rappel depuis le haut du stade de France pour recevoir le drapeau olympique. La capitale française passe la main à Los Angeles, qui accueillera l’édition de 2028.

L’artiste R&B H.E.R, lauréate d’un Grammy, a diffusé la bande originale du film Mission Impossible pendant que Tom Cruise effectuait son saut, suscitant des cris de surprise des spectateurs lorsque l’acteur a chuté de 50 mètres du haut du Stade de France.

Alors que Paris avait choisi de mettre en valeur des monuments emblématiques tels que la Tour Eiffel et le Château de Versailles pour gagner le cœur des Olympiens et des spectateurs, Los Angeles a fait le choix de se tourner vers les stars d’Hollywood.

Paris a baissé le rideau sur des Jeux olympiques qui auront porté le sport au cœur de la capitale française, insufflant une nouvelle vie à la marque olympique, qui avait souffert des difficultés des Jeux de Rio de Janeiro en 2016, et de l’épidémie de Covid-19 durant les Jeux de Tokyo en 2021.

D’ordinaire très réservés, les Parisiens ont été emportés par la ferveur olympique.

«  On avait envie de rêver, on a eu Léon Marchand  », a ainsi expliqué Tony Estanguet, le président de Paris 2024, en faisant référence au nageur français qui a remporté quatre médailles d’or.

«  Du jour au lendemain, Paris est devenu une fête et la France a pu se retrouver. D’un pays d’irréductibles râleurs, nous sommes devenus un pays de supporters déchaînés.  »

Une «  culture de la paix  »

Les deux semaines de compétition ont vu la Chine et les États-Unis se disputer la première place au tableau des médailles, jusqu’à la dernière épreuve.

Après la victoire des États-Unis en finale du basketball masculin, l’équipe américaine de basketball féminin n’a dominé la France que d’un petit point, permettant néanmoins aux Américains de remporter leur 40e médaille d’or.

En 2022, alors que le monde sortait de la pandémie de Covid-19, Paris avait promis une « lumière olympique au bout du tunnel  » et que la France organiserait des Jeux « insouciants ».

Cependant, la guerre en Ukraine, le conflit au Moyen-Orient et les menaces sécuritaires laissaient craindre le pire au moment où les Jeux ont débuté.

Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a salué les athlètes lors de la cérémonie de clôture.

«  Pendant tout ce temps, vous avez vécu en paix sous un même toit dans le village olympique. Vous vous êtes embrassés les uns les autres », a-t-il déclaré. « Vous vous êtes respectés les uns les autres, même si vos pays sont divisés par la guerre et les conflits. Vous avez créé une culture de la paix.  »

La barre est haute pour Los Angeles

Après la sortie de Tom Cruise en moto, la cérémonie a été marquée par une vidéo préenregistrée de l’acteur de 62 ans, sautant en parachute jusqu’au panneau Hollywood, où un plan large montrait les anneaux olympiques insérés dans le monument de Los Angeles.

Le drapeau a ensuite été porté par des sportifs américains à travers la ville, avant d’arriver à une fête sur la plage, où se sont produits les artistes californiens Red Hot Chili Peppers, Billie Eilish, Snoop Dogg et Dr. Dre.

Karen Bass, le maire de Los Angeles, a reconnu que Paris avait placé la barre très haute. Mais la Cité des Anges, qui se présente comme un symbole de la diversité, pourra compter sur Hollywood pour tenter de rivaliser avec l’édition française.

«  Il y a beaucoup de travail à faire  », a affirmé James Rutledge, 59 ans, ancien banquier portant un t-shirt « Team USA » à l’extérieur du Stade de France. «  Hollywood est la prochaine étape ? Il y a de quoi s’amuser  ».

Souvenirs sportifs

La France gardera de beaux souvenirs sportifs.

Les Français ont un nouveau champion à célébrer, Léon Marchand devenu le roi de la natation, tandis que le judoka français Teddy Riner a remporté sa cinquième médaille d’or.

Simone Biles a laissé derrière elle les déceptions de Tokyo, faisant un retour très attendu. Arrivée avec le titre de gymnaste la plus décorée au monde, l’athlète américaine est repartie avec trois nouvelles médailles d’or dans son armoire à trophées.

L’épreuve de breaking a quant à elle fait ses débuts olympiques – sous les moqueries des réseaux sociaux – tandis que le basket-ball 3×3, l’escalade sportive, le skateboard et le surf ont fait leur deuxième apparition.

Le CIO peut se réjouir qu’aucun scandale majeur n’ait entaché cette édition des Jeux, même si quelques controverses n’ont pas manqué d’éclater.

Une affaire de dopage impliquant des athlètes chinois a plané sur les épreuves olympiques de natation, une tempête autour de l’éligibilité des femmes a frappé la compétition de boxe féminine, révélant les relations toxiques entre le CIO et l’Association internationale de boxe, largement discréditée.

Sans oublier la polémique sur la salubrité des eaux de la Seine, dans lesquelles se sont disputées de nombreuses compétitions. Enfin, pendant la cérémonie d’ouverture, les athlètes de la Corée du Sud ont été présentés à tort comme des nord-coréens, contraignant le Comité international olympique (CIO) à s’excuser.

[Édité par Anna Martino et Sarah N’tsia]