Top départ pour les élections européennes

Les Néerlandais et les Britanniques seront les premiers à se rendre aux urnes le 23 mai pour les élections européennes. Les résultats seront connus le 26 mai au soir, après le vote des 28 pays.

EURACTIV.fr
Pendant 4 jours, les électeurs européens vont se rendre aux urnes pour choisir les députés.
EPA-EFE/PATRICK SEEGER

Les Néerlandais et les Britanniques seront les premiers à se rendre aux urnes le 23 mai pour les élections européennes. Les résultats seront connus le 26 mai au soir, après le vote des 28 pays.

Les élections européennes débutent ce jeudi (23 mai), avec le vote prévu de deux États membres. Ironie du sort, c’est le Royaume-Uni qui ouvrira le bal électoral malgré son vote en faveur du Brexit, ainsi que les Pays-Bas. Le lendemain, les Irlandais se rendront dans les bureaux de vote pour élire leurs représentants au Parlement européen.

Le samedi 25 mai, ce sera le tour de la Lettonie, de Malte et de la Slovaquie. Le gros des États membres, dont la France, votera quant à eux le dimanche 26 mai, dernier jour du scrutin européen qui désignera les 751 députés du futur Parlement européen pour les 5 prochaines années.

Qui vote ?

L’Union européenne compte 512,6 millions d’habitants selon Eurostat, mais 427 millions d’électeurs. Lors du dernier scrutin en 2014, la participation s’était établie tout juste au-dessus des 40 %. Elle ne devrait pas particulièrement s’améliorer lors de ce nouveau scrutin.   En France, un sondage BVA/Presse régionale publié le 22 mai, anticipe une participation comprise entre 46 % et 52 %.

28 pays, 751 eurodéputés

Le nombre d’eurodéputés est réparti entre les pays européens en fonction de la population. C’est l’Allemagne qui enverra le plus grand contingent d’élu au Parlement européen, puisqu’elle dispose de 96 sièges.  La France arrive en deuxième position avec 74 eurodéputés, au côté du Royaume-Uni et de l’Italie qui auront 73 élus. Les pays qui envoient le moins d’élus sont l’Estonie, Chypre, Malte et le Luxembourg, qui détiennent respectivement 6 sièges chacun.

Le cas britannique

Alors que le Royaume-Uni a voté en faveur du Brexit il y a plus de deux, le divorce n’a toujours pas eu lieu. Après de discussions tumultueuses, la date du Brexit a été repoussée au 31 octobre, ouvrant la voie à une nouvelle élection européenne au Royaume-Uni. Les 73 députés européens britanniques siégeront ainsi seulement jusqu’au Brexit officiel.  Après leur départ, la majorité de leurs sièges sera supprimée, et 27 redistribué à certains États membres, dont 5 pour la France.

Une montée des eurosceptiques

Si en France le Rassemblement national fait la course en tête des sondages aux côtés de LREM, la montée des eurosceptiques n’est pas égale dans l’ensemble des états membres. Au total, les partis classés nationalistes devraient obtenir environ 20 % des sièges au Parlement. C’est l’Italie qui pourrait envoyer le plus de représentants d’un parti nationaliste et eurosceptique au Parlement européen, avec les élus de la Ligue du ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini. Le Royaume-Uni devrait aussi envoyer un nombre important d’eurodéputés eurosceptiques au Parlement, mais seulement pour une courte durée.

Dernier sondage en France

À quatre jours du scrutin, un sondage BVA a place la liste du Rassemblement national devant celle de la majorité : 23 % des Français interrogés ont l’intention d’aller voter pour le RN, contre 22 % pour celle de La République en marche et du MoDem. La liste de François-Xavier Bellamy affiche des intentions de vote qui plafonne à 13 %, tandis que les Insoumis et les Verts affichent un parfait coude-à-coude avec 8,5 % des intentions de vote. Enfin, la liste Place Publique/Parti socialiste est à 5 % des intentions de vote, soit le minimum fixé par la loi électorale française pour envoyer des représentants à Strasbourg et Bruxelles.

 Et après ?

À l’issue du scrutin, plusieurs rendez-vous politiques sont d’ores et déjà prévus. Dès le 28 mai, les chefs d’État et de gouvernement se retrouveront à Bruxelles pour entamer les négociations sur les postes clés de l’UE. La question de la présidence de la Commission européenne sera notamment au menu. De son côté, le nouveau Parlement européen se réunira pour la première fois à Strasbourg début juillet.