Trichet défend la crédibilité de l’euro

"Il n’y a pas de crise de l’euro en tant que monnaie", a martelé le président de la Banque centrale européenne lors de sa visite à Paris.

EURACTIV.fr
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« Il n’y a pas de crise de l’euro en tant que monnaie », a martelé le président de la Banque centrale européenne lors de sa visite à Paris.

Dans un entretien accordé à RTL puis lors d’une conférence à l’European American club presse vendredi 3 décembre, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a exhorté les pays de la zone euro à respecter leurs engagements pour réduire leurs déficits budgétaires.  

Le président de la BCE, dont la mission principale est de veiller à la stabilité des prix dans la zone euro, a précisé que dans l’Union économique et monétaire, si la BCE s’occupe du monétaire, les gouvernements et la Commission européenne sont en charge de l’union économique « Nous le disons depuis le début de l’euro  : l’économique est très important ».

« Nous avons une monnaie qui est crédible », a-t-il précisé. « Nous avons un problème, qui n’est pas un problème de la monnaie euro mais un problème de politiques budgétaires qui n’ont pas été correctes, en dépit des règles qui auraient dû être suivies, c’est cela qui faut corriger et c’est cela qui sera corrigé », a-t-il ajouté.

Allocation de liquidité illimitée

« Nous avons le même message pour tous les pays européens sans exception, bien entendu pour le Portugal, comme pour les autres pays. Nous leur disons : prenez toutes les mesures qui permettent de rendre totalement crédibles les objectifs que vous avez pour l’année prochaine. »

« C’est très important pour votre stabilité et, à long terme et à moyen terme, pour la croissance, pour la création d’emplois. C’est aussi très important pour la confiance, et notamment pour la confiance des investisseurs et des épargnants. »

La BCE a déclaré jeudi 2 décembre qu’elle maintiendrait en 2011 ses opérations d’allocation de liquidité illimitée, au moins jusqu’à la fin du premier trimestre, tout en ne prenant aucun engagement, comme certains l’avaient espéré, d’accélérer le rythme de ses achats d’obligations.

Prenant la mesure de la crise de la dette de la zone euro, le Conseil des gouverneurs de la BCE est parvenu à la conclusion qu’annoncer la poursuite du retrait des mesures exceptionnelles de liquidité pour les banques de la zone euro – pourtant encore envisagée il n’y a pas si longtemps – aurait été le mauvais signal à envoyer aux marchés.

Interrogé sur RTL sur le fait que l’Allemand Axel Weber pourrait lui succéder à la tête de la BCE, Jean-Claude Trichet a répondu : « Je n’ai aucun commentaire à faire. »

Le président de la BCE doit rencontrer Nicolas Sarkozy dans l’après-midi du 3 décembre, pour évoquer la crise de la zone euro.