Un accord historique sur la réforme de l'Etat annonce la fin de la crise politique belge
Les négociateurs des huit partis politiques impliqués dans les discussions de coalition ont abouti à un accord ce week-end sur la réforme de l'Etat belge, une bonne nouvelle qui annonce sans doute la formation prochaine d'un nouveau gouvernement.
Les négociateurs des huit partis politiques impliqués dans les discussions de coalition ont abouti à un accord ce week-end sur la réforme de l'Etat belge, une bonne nouvelle qui annonce sans doute la formation prochaine d'un nouveau gouvernement.
Cet accord, annoncé à une heure du matin samedi (8 octobre) représente une avancée majeure dans les négociations en cours, quelque 500 jours après les élections générales de juin dernier.
L'accord conférera aux deux principales régions du pays, la Flandre et la Wallonie, davantage de pouvoir s'agissant de prélever leurs propres impôts, ce qui marque une séparation entre les deux entités et affaiblit le fédéral.
« L’accord institutionnel qui vient d’être conclu met fin à des différends communautaires de plusieurs décennies et à une crise politique de plus d’un an », a déclaré le parti Ecolo sur son site Internet.
Charles Michel, le leader du parti libéral francophone, le MR, a salué l'accord et la qualifié de « plus importante réforme depuis la Seconde Guerre mondiale ».
Les discussions entre les huit partis impliqués vont à présent se poursuivre sur les aspects socio-économiques, dont le budget 2012 et les mesures visant à réduire la dette du pays.
L'accord sur la réforme de l'Etat fait suite à un autre accord conclu en septembre sur la scission de l'arrondissement électoral de BHV qui entoure la capitale belge, Bruxelles. Cette scission était vigoureusement réclamée par les partis politiques néerlandophones de la Région flamande, où les nationalistes ont enregistré des scores impressionnant lors des élections de l'an dernier.
Les détails de l'accord seront révélés mardi, lorsqu'il sera présenté au parlement belge, mais certains éléments sont déjà connus :
- l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvoorde sera scindé et certaines municipalités seront considérées comme néerlandophones et non plus comme bilingues ;
- en échange de la scission de BHV, le financement de Bruxelles sera à terme augmenté à 461 millions d'euros ;
- à partir de 2014, les élections régionales et fédérales auront lieu tous les cinq ans, au lieu de tous les quatre ans actuellement, afin de les aligner sur les élections européennes ;
- la sécurité routière sera partiellement déléguée aux régions qui pourront définir les limites de vitesse sur leurs routes régionales.