Un groupe de pression environnemental demande que l'UE limite les produits chimiques

Mardi (3 mai), le groupe de pression environnemental ChemSec a révélé la présence courante de 22 produits chimiques perturbant le système hormonal dans des plastiques, des emballages et des cosmétiques et souhaite donc que l'Union établisse une réglementation en la matière.

RS chemistry-logo.jpg
RS chemistry-logo.jpg

Mardi (3 mai), le groupe de pression environnemental ChemSec a révélé la présence courante de 22 produits chimiques perturbant le système hormonal dans des plastiques, des emballages et des cosmétiques et souhaite donc que l'Union établisse une réglementation en la matière.

ChemSec accuse l'UE de retarder l’instauration de mesures contre les produits chimiques qui provoquent des perturbations endocriniennes, comme les phtalates.

« L'UE a pour ambition de s'attaquer à la menace que représentent les produits chimiques qui provoquent des perturbations endocriniennes, mais n'a jusqu'à présent pas correctement réglementé leur utilisation », a déclaré le directeur de ChemSec, Per Rosander.

« Il est temps de sortir de l'impasse dans laquelle se trouve la réglementation européenne et d'agir », a-t-il ajouté.

Les phtalates sont principalement utilisés pour augmenter la flexibilité et la longévité des plastiques et se retrouvent dans un large éventail de produits ménagers, comme les rideaux de douches, les vernis à ongle et les sex toys.

Les phtalates les plus toxiques sont interdits dans les jouets pour enfants en Europe depuis 1999. L'UE a d'ailleurs récemment annoncé d'autres restrictions quant à l'utilisation des phtalates DEHP, BBP et DBP d'ici trois à cinq ans.

Parmi la liste des 22 perturbateurs endocriniens, ChemSec demande des restrictions quant à l'utilisation de trois phtalates supplémentaires, le DCHP, le DEP et le DHP.

L'UE réglemente les produits chimiques potentiellement à risque grâce à une loi intitulée REACH (Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques).

ChemSec souhaite que 378 substances fassent partie de liste des « substances extrêmement préoccupantes» qui sont sujettes à une réglementation dans le cadre du REACH, alors que la liste officielle ne comprend actuellement que 47 produits chimiques.

Le European Council for Plasticisers and Intermediaries (ECPI) a expliqué que des études scientifiques n'avaient révélé aucun problème s'agissant de l'utilisation des phtalates dans les cosmétiques.

« Le fait que les cosmétiques contiennent des phtalates n'est pas un problème et ne présente aucun risque pour la santé ou l'environnement », affirme l'organisation sur son site Internet.

(EURACTIV avec Reuters.)