Un peu moins de pesticides dans les aliments des Européens

L’Autorité européenne de sécurité des aliments a rendu publique une étude sur les résidus de pesticides présents dans l’alimentation. Les chiffres, portant sur 2009, sont en recul.

EURACTIV.fr
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L’Autorité européenne de sécurité des aliments a rendu publique une étude sur les résidus de pesticides présents dans l’alimentation. Les chiffres, portant sur 2009, sont en recul.

L’alimentation des Européens contien de moins en moins de pesticides. C’est le résultat d’une analyse de l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA), rendue publique mercredi 8 novembre.

Selon l’agence, en 2009, 97,4% des échantillons de produits alimentaires analysés pour l’année 2009 sont conformes aux limites maximales de résidus de pesticides autorisés. 61,4% sont même « exempts de résidus (…) mesurables ». 

Pas d’inquiétude

« L’unité pesticides » de l’EFSA a analysé près de 68 000 échantillons et testé 834 substances différentes. 

Un an auparavant, le résultat atteignait 96,5%. Plusieurs raisons pourraient expliquer ces bons chiffres. L’agence pointe notamment « l’harmonisation » des règles dans l’UE et « l’utilisation plus efficace de la législation ». 

L’agence se veut aussi rassurante sur les produits dits « non-conformes ». Selon elle, ils ne doivent « pas nécessairement susciter d’inquiétude ». Les contrevenants sont sept fois moins non nombreux dans l’agriculture biologique, indique également le rapport. 

Sur tous les produits testés en provenance de pays hors Union européenne, 6,9% sont jugés « non-conformes », contre 1,5% de ceux issus de l’UE et passés au crible par l’EFSA. 

Moins d’analyses françaises

L’Union des Industries de la Protection des Plantes, qui représente les fabricants de pesticides, s’est félicitée de ces résultats qui montrent « les efforts de la filière agricole (agriculteurs, distributeurs, conseillers et fournisseurs) tout entière mobilisée dans le respect des bonnes pratiques phytopharmaceutiques ».

L’association Générations Futures se veut toutefois plus sceptique. Son porte parole François de Veillerette regrette que le nombre d’échantillons analysés soit en baisse pour la France. « Cela ne va pas dans le sens d’une meilleure surveillance de la contamination de notre alimentation par les résidus de pesticides ».