UNESCO : la désunion européenne n’a pas eu raison de la candidate bulgare [FR]

La nouvelle directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a déclaré à EURACTIV dans un entretien exclusif qu’elle avait obtenu le soutien d’une majorité des pays européens, indiquant que l’UE n’avait pas réussit à adopter une position commune sur la question de sa nomination.

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La nouvelle directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a déclaré à EURACTIV dans un entretien exclusif qu’elle avait obtenu le soutien d’une majorité des pays européens, indiquant que l’UE n’avait pas réussit à adopter une position commune sur la question de sa nomination.

Irina Bokova, une diplomate bulgare de carrière qui fut l’ambassadrice de Sofia en France, a affirmé que son pays avait gagné une influence internationale depuis son adhésion à l’UE en janvier 2007. 

Cependant, elle a dit qu’à toutes les étapes du processus, elle était restée la candidate de la Bulgarie et n’avait jamais atteint le statut de candidate commune de l’UE pour ce poste à responsabilités. 

Mme Bokova a été élue en tant que directrice générale de l’UNESCO au bout d’un vote marathon sans précédent : cinq tours de vote, du 7 au 22 septembre (EURACTIV 23/09/09). 

Lors des premières étapes de la procédure de vote, trois femmes des pays de l’UE étaient en concurrence pour la course au poste, avec plusieurs autres candidats d’autres régions du monde. 

Quand la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner (Autriche), fut éliminée au troisième tour, Mme Bokova dit qu’elle a appelé les pays qui soutenaient l’Autrichienne à lui donner leur vote puisqu’elle restait la seule candidate d’un pays membre de l’UE. 

Mais la France n’a pas voté pour Mme Bokova lors du vote secret, selon l’agence de presse française AFP, préférant soutenir le candidat égyptien Farouk Hosni, qui a finalement perdu face à Mme Bokova par 31 voix à 27. 

Jean-Christophe Cambadélis du Parti socialiste en France a décrit l’élection de Mme Bokova comme un « camouflet » pour le président français Nicolas Sarkozy. « Refuser de soutenir une Européenne au nom d’une diplomatie personnelle n’est ni juste ni approprié », a déclaré M. Cambadélis dans un communiqué. Plusieurs médias français ont suggéré que Paris était motivé par la perspective de vendre de l’équipement militaire au pays arabe. 

Cependant, Mme Bokova ne conserve pas de rancœur sur la question. Dans son entretien avec EURACTIV, elle a salué la France pour le soutien et l’amitié dont elle avait bénéficié en tant qu’ambassadrice bilatérale. Farouche défenseuse de la langue française, elle a fait savoir sa détermination à promouvoir un équilibre linguistique entre l’anglais et le français à l’UNESCO.

Pour lire l’entretien dans son intégralité (en français), cliquez ici.