Ursula von der Leyen réclame un cessez-le-feu à Gaza « maintenant »

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé vendredi 9 août qu’un cessez-le-feu immédiat à Gaza était indispensable pour faire renaître un espoir de paix, alors qu’Israël a accepté de reprendre les discussions en vue d’une trêve.

EURACTIV France avec AFP
EU Parliament re-elects Ursula von der Leyen as European Commission President
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a estimé vendredi 9 août qu’un cessez-le-feu immédiat à Gaza était indispensable pour faire renaître un espoir de paix, au moment où Israël a accepté de reprendre les discussions en vue d’une trêve. [EPA-EFE/RONALD WITTEK]

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé vendredi 9 août qu’un cessez-le-feu immédiat à Gaza était indispensable pour faire renaître un espoir de paix, alors qu’Israël a accepté de reprendre les discussions en vue d’une trêve.

« Nous avons besoin d’un cessez-le-feu maintenant. C’est la seule façon de sauver des vies, de restaurer l’espoir pour la paix, et de garantir le retour des otages », a-t-elle écrit sur le réseau social X.

« C’est la raison pour laquelle je soutiens avec force les efforts entrepris par les États-Unis, l’Égypte et le Qatar pour arriver à la paix et à la stabilité dont la région a besoin », a ajouté la responsable politique allemande.

Israël a en effet accepté jeudi 8 août de reprendre, dès le 15 août, les discussions en vue d’une trêve dans la bande de Gaza et d’une libération des otages détenus par le Hamas. Et ce sous la pression des États-Unis, de l’Égypte et du Qatar, tandis que l’État hébreu se prépare à une possible riposte de l’Iran et de ses alliés dans la région.

Ce développement intervient après la nomination à la tête du Hamas de Yahya Sinouar, accusé par les autorités israéliennes d’être l’un des cerveaux de l’attaque lancée le 7 octobre par le groupe islamiste sur le sol israélien, ce qui fait craindre que les négociations déjà difficiles ne se compliquent encore.

Israël a juré « d’éliminer » Yahya Sinouar, qui n’est plus apparu en public depuis le 7 octobre.

L’UE s’inquiète d’une guerre régionale

Le 18 juillet, jour de sa réélection à la tête de la Commission européenne, Ursula von der Leyen déclarait au Parlement européen à Strasbourg : « Trop d’enfants, de femmes et de civils ont perdu la vie en conséquence de la réponse d’Israël à la terreur brutale du Hamas », réclamant un cessez-le-feu « immédiat et durable ».

Le 31 juillet, la Commission européenne avait appelé « toutes les parties » au Moyen-Orient à faire preuve de « la plus grande retenue » alors que les craintes d’une guerre régionale à grande échelle sont montées d’un cran après l’assassinat d’un haut responsable du Hamas en Iran, Ismaïl Haniyeh.

« Aucun pays ni aucune nation n’a à gagner d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient », avait réagi Peter Stano, porte-parole de la Commission pour les Affaires étrangères, auprès d’Euractiv.

L’assassinat d’Ismaïl Haniyeh, qui n’a pas été officiellement revendiqué par Israël, est survenu quelques heures après la mort d’un haut commandant du Hezbollah libanais, dans une banlieue densément peuplée de Beyrouth, à la suite d’une frappe israélienne.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]