Valeurs Actuelles porte plainte contre les aides à la presse françaises

L'hebdomadaire réactionnaire Valeurs actuelles, exclu des nouvelles aides à la presse accordées par le gouvernement a riposté en portant plainte contre la France devant la Commission européenne, selon son propriétaire.

EURACTIV France avec l'AFP
Le ministère de la Culture a étendu les aides à la presse une cinquantaine de titres.
Le ministère de la Culture a étendu les aides à la presse une cinquantaine de titres. [<a href="http://www.shutterstock.com/downloading_tips.mhtml?code=&id=172920443&size=medium&image_format=jpg&method=download&super_url=http%3A%2F%2Fdownload.shutterstock.com%2Fgatekeeper%2FW3siZSI6MTQ0Nzc3OTk0MSwiYyI6Il9waG90b19zZXNzaW9uX2lkIiwiZGMiOiJpZGxfMTcyOTIwNDQzIiwiayI6InBob3RvLzE3MjkyMDQ0My9tZWRpdW0uanBnIiwibSI6IjEiLCJkIjoic2h1dHRlcnN0b2NrLW1lZGlhIn0sIjFOYUN6WjIraERobFZ0ZW94VkM4eHhkVUY4byJd%2Fshutterstock_172920443.jpg&racksite_id=ny&chosen_subscription=1&license=standard&src=ZYr3pdswSe7WnQt7FueK4Q-1-19" target="_blank" rel="noopener">[Shutterstock/qvist]</a>]

L’hebdomadaire réactionnaire Valeurs actuelles, exclu des nouvelles aides à la presse accordées par le gouvernement a riposté en portant plainte contre la France devant la Commission européenne, selon son propriétaire.

Le groupe Valmonde, éditeur de Valeurs Actuelles, a adressé lundi « une plainte formelle » contre la France « pour aide d’État incompatible avec le Traité de l’Union européenne », et qui causerait un « préjudice grave, massif et immédiat » à l’hebdomadaire.

Le ministère de la Culture a étendu début novembre les aides à la presse au titre du pluralisme d’opinions, jusqu’ici réservées aux quotidiens, à une cinquantaine de titres, allant du Monde diplomatique à Témoignage Chrétien.

Conditions d’éligibilité

Deux conditions: ne pas dépasser les 300.000 exemplaires et ne pas avoir été condamné pour racisme, antisémitisme ou incitation à la haine ou à la violence au cours des cinq dernières années.

Cette dernière condition exclura notamment Valeurs Actuelles, un des dix grands magazines généralistes français, condamné pour provocation à la haine contre les Roms en mars.

Ou encore des publications moins importantes comme Minute, condamné en 2014 pour incitation à la haine homophobe, ou Rivarol, condamné pour provocation à la haine antisémite, deux publications marquées à l’extrême-droite.

Cette aide d’État « procure un avantage sélectif à certaines entreprises » et « faussera gravement la concurrence du fait de la fragilité du secteur de la presse politique », selon la lettre envoyée par Valmonde au commissaire à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager.