Valeurs Actuelles porte plainte contre les aides à la presse françaises
L'hebdomadaire réactionnaire Valeurs actuelles, exclu des nouvelles aides à la presse accordées par le gouvernement a riposté en portant plainte contre la France devant la Commission européenne, selon son propriétaire.
L’hebdomadaire réactionnaire Valeurs actuelles, exclu des nouvelles aides à la presse accordées par le gouvernement a riposté en portant plainte contre la France devant la Commission européenne, selon son propriétaire.
Le groupe Valmonde, éditeur de Valeurs Actuelles, a adressé lundi « une plainte formelle » contre la France « pour aide d’État incompatible avec le Traité de l’Union européenne », et qui causerait un « préjudice grave, massif et immédiat » à l’hebdomadaire.
Le ministère de la Culture a étendu début novembre les aides à la presse au titre du pluralisme d’opinions, jusqu’ici réservées aux quotidiens, à une cinquantaine de titres, allant du Monde diplomatique à Témoignage Chrétien.
Conditions d’éligibilité
Deux conditions: ne pas dépasser les 300.000 exemplaires et ne pas avoir été condamné pour racisme, antisémitisme ou incitation à la haine ou à la violence au cours des cinq dernières années.
Cette dernière condition exclura notamment Valeurs Actuelles, un des dix grands magazines généralistes français, condamné pour provocation à la haine contre les Roms en mars.
Ou encore des publications moins importantes comme Minute, condamné en 2014 pour incitation à la haine homophobe, ou Rivarol, condamné pour provocation à la haine antisémite, deux publications marquées à l’extrême-droite.
Cette aide d’État « procure un avantage sélectif à certaines entreprises » et « faussera gravement la concurrence du fait de la fragilité du secteur de la presse politique », selon la lettre envoyée par Valmonde au commissaire à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager.