Valse-hésitation sur l’utilisation de la taxe sur les transactions financières
A quelques jours d’intervalle, le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti, a soutenu deux projets différents.
A quelques jours d’intervalle, le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti, a soutenu deux projets différents.
Pas de consensus sur sa mise en place, ni sur ses finalités. La taxe Tobin, que la France et l’Allemagne continuent de défendre en dépit du refus de Londres, est toujours en phase de gestation.
Au cours d’une conférence de presse, qui s’est tenue à Bruxelles lundi 12 septembre, le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti, a estimé que les recettes dégagées pourraient en partie alimenter le budget de l’UE. En se faisant l’écho du souhait de la Commission européenne, le ministre infléchit la position française.
La semaine dernière encore, Jean Leonetti avait estimé sur le plateau de France 24 que le produit de la taxe pourrait alimenter le fonds européen de stabilité financière, à hauteur de 20 ou 40 milliards d’euros environ.
Cette réflexion constante sur la taxe Tobin augure des négociations difficiles lors du prochain G20 à Cannes les 3 et 4 novembre.
En marge de la réunion des ministres des Finances du G7, le week end dernier, le ministre britannique des Finances, George Osborne, n’a pas manqué d’étriller le projet une fois de plus. « Je suis contre une taxe européenne. Il n’y a aucun intérêt à introduire une taxe financière qui conduirait, le lendemain, à déplacer nos marchés des changes à New York ou à Singapour ou n’importe où ailleurs », rapporte le Daily telegraph.