L’UE face à la crise. Faut-il plus d’intégration ?

Sept chercheurs de l’IFRI se sont penchés sur les conséquences de la crise pour l’Union européenne. Après avoir fait le point sur l’intégration actuelle, ils reviennent sur les différents scénarios auxquels les États risquent de se trouver confrontés et évaluent la place de l’Europe sur la scène internationale.

Sept chercheurs de l’IFRI se sont penchés sur les conséquences de la crise pour l’Union européenne. Après avoir fait le point sur l’intégration actuelle, ils reviennent sur les différents scénarios auxquels les États risquent de se trouver confrontés et évaluent la place de l’Europe sur la scène internationale.

Les débats sur l’Europe n’ont jamais révélé un tel paradoxe sur la construction européenne. D’un côté, ceux qui soutiennent que la monnaie unique a été instaurée prématurément, que les mécanismes institutionnels adéquats manquaient et que la crise actuelle était prévisible. De l’autre, les discours en faveur d’une intégration approfondie, qui multiplie les points d’ancrage : le Fonds européen de stabilité financière (FESF), les « euro-obligations », mais surtout une gouvernance économique européenne.

Paradoxe ? Peut-être pas. Le caractère précipité de la création de la zone euro n’est plus aujourd’hui qu’un élément de débat théorique : personne n’envisage sérieusement une disparition de la monnaie unique. Les économies et politiques européennes sont trop interdépendantes et interconnectées. Ainsi faut-il envisager des issues concrètes à la crise, et celles-ci convergent souvent vers un seul horizon : plus d’intégration. Le débat sur l’intégration prend racine dans la construction même du projet européen. Face aux avancées dans le domaine économique, le flanc politique a connu de nombreux revers – à commencer par celui de la Communauté européenne de défense en 1953 – et demeure le parent pauvre du projet européen.