« La Russie et l’Europe : enjeux et perspectives »
Dans une interview accordée à la Fondation Robert Schuman, le conseiller du Président russe, représentant spécial du Président russe pour les questions relatives au développement des relations avec l’Union européenne, Sergey Yastrzhembsky revient sur l’état des relations entre la Russie et l’UE.
Dans une interview accordée à la Fondation Robert Schuman, le conseiller du Président russe, représentant spécial du Président russe pour les questions relatives au développement des relations avec l’Union européenne, Sergey Yastrzhembsky revient sur l’état des relations entre la Russie et l’UE.
Selon Sergey Yastrzhembsky, le Sommet UE/Russie de Samara qui s’est déroulé au mois de mai 2007, et s’est terminé sur un échec, a été « globalement positif ».
Revenant sur les relations entre la Russie et l’Europe, le conseiller de Vladimir Poutine note que les liens entre Moscou et certains États membres contrastent avec les relations entre la Russie et l’UE elle-même.
« La politisation des questions techniques » freine l’approfondissement d’une coopération plus étroite, estime Sergey Yastrzhembsky, notamment s’agissant du secteur de l’énergie dans lequel l’interdépendance entre la Russie et l’UE est considérée comme « positive » par le conseiller russe.
Ce dernier déplore cependant l’usage fait par certains États du « levier européen » afin de résoudre leurs conflits bilatéraux avec la Russie lors des sommets.
La mise en place d’une coopération dans le secteur de l’énergie nécessite un projet précis dans lequel les besoins de l’UE seront quantifiés afin de permettre à la Russie « d’établir des prévisions pour savoir de quelle quantité de gaz l’Europe a besoin ».
Sergey Yastrzhembsky regrette que cette étape préalable ait donné lieu à une réaction hostile de la part des Européens, ces derniers ayant cherché à réduire leur dépendance vis-à-vis du gaz russe.
S’agissant du secteur industriel, le conseiller insiste sur le fait que Moscou a beaucoup à offrir dans le cadre d’un commerce bilatéral avec l’UE, au delà de ses ressources énergétiques. Ainsi, les relations commerciales entre la Russie et l’UE pourraient être approfondies dans différents secteurs. L’admission de la Russie à l’OMC donnera certainement un nouvel élan à ces relations, estime Sergey Yastrzhembsky.
Une plus grande ouverture des marchés russes pour les entreprises européennes pourrait notamment avoir lieu.
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