Les États-Unis dans le processus de Copenhague : la tentation du leadership

Le Centre d’analyse stratégique propose une réflexion sur le rôle des États-Unis dans la lutte contre le changement climatique. Peu enclins à s’engager jusqu’à l’avènement de l’administration Obama, ils pèseront lourd dans les négociations qui se tiendront à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009.

Le Centre d’analyse stratégique propose une réflexion sur le rôle des États-Unis dans la lutte contre le changement climatique. Peu enclins à s’engager jusqu’à l’avènement de l’administration Obama, ils pèseront lourd dans les négociations qui se tiendront à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009.

Premiers émetteurs mondiaux de gaz à effet de serre (GES) en termes d’émissions par habitant, les États- Unis doivent composer avec un mode de vie gourmand en énergie. Le changement d’équipe à Washington précédé de nombreuses initiatives régionales, a créé un effet d’attente vis-à-vis de la politique climatique nationale comme du processus international de négociations. Barack Obama a exprimé sa volonté d’aboutir à un accord mondial de lutte contre le changement climatique et d’infléchir la trajectoire américaine d’émissions de GES.

Cette nouvelle doctrine a depuis été relayée par la Chambre des Représentants : la proposition de loi votée le 22 mai par la Commission de l’énergie et du commerce envisage par rapport à 2005 une baisse de – 20 % des émissions (soit une dminution de – 6 % par rapport à 1990) et une réduction de – 83 % en 2050, des objectifs atteints par le biais d’un futur marché carbone national.

L’attitude du Sénat sera cependant déterminante dans la mise en oeuvre de la politique américaine de lutte contre le changement climatique. L’adoption du traité international qui pourrait se concrétiser en décembre 2009 reste également incertaine, puisqu’elle requiert l’aval des deux tiers de la Chambre Haute.

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