Les Français à Bruxelles : un lobbying professionnel à visage découvert ? [FR]

Les représentants d’intérêts français à Bruxelles ont longtemps été handicapés par le poids d’une culture politique nationale faiblement « euro-compatible », largement réfractaire aux pratiques de lobbying en vigueur au niveau européen. La situation est aujourd’hui en train de changer, grâce notamment à l’arrivée aux affaires d’une nouvelle génération de lobbyistes français, écrit Stéphane Desselas, directeur du cabinet d’affaires publiques Athenora Consulting.

Les représentants d’intérêts français à Bruxelles ont longtemps été handicapés par le poids d’une culture politique nationale faiblement « euro-compatible », largement réfractaire aux pratiques de lobbying en vigueur au niveau européen. La situation est aujourd’hui en train de changer, grâce notamment à l’arrivée aux affaires d’une nouvelle génération de lobbyistes français, écrit Stéphane Desselas, directeur du cabinet d’affaires publiques Athenora Consulting.

Le lobbying est en France à la fois mal connu et mal compris, ce qui explique qu’il a bien souvent mauvaise presse. Cette méfiance trouve notamment ses racines dans une culture politico-sociale assimilant Etat et intérêt général. L’influence existe en France, mais elle prend une forme largement institutionnalisée, quand elle ne passe pas par la voie des réseaux politiques et administratifs. Ces spécificités sont pour beaucoup dans le choc culturel auquel sont bien souvent confrontés les Français dans la capitale européenne. Pour autant, les signes de l’émergence d’une nouvelle culture européenne au sein de la communauté des Français à Bruxelles sont perceptibles. Néanmoins, les lobbyistes français ne pourront être pleinement performants que si l’importance de leur métier est comprise au niveau national.

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