7,5 milliards d’euros de promesses de don en Europe contre la pandémie

Lundi 4 mai, l’UE a lancé un appel international aux dons pour lever 7,5 milliards d’euros, dans le but de financer la recherche médicale contre le coronavirus. Parallèlement, les États membres commencent peu à peu à se déconfiner.

Euroefe
Des images des dirigeants et autres personnes d'influence du monde entier ayant versé des dons lors de la conférence internationale de la Commission européenne du lundi 4 mai.

LUE a lancé un appel international aux dons, et devrait lever 7,5 milliards d’euros, dans le but de financer la recherche médicale contre le coronavirus. Parallèlement, les États membres commencent peu à peu à se déconfiner.

Afin de répondre à l’appel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres acteurs du domaine sanitaire, désireux de faciliter « un accès rapide et équitable à des tests de dépistage, des traitements et des vaccins contre le coronavirus, qui présentent toutes les qualités requises en termes de sécurité, de qualité, d’efficacité et de coût », la Commission européenne a lancé, lundi 4 mai, une conférence nationale d’appel aux dons.

Au-delà de la contribution financière aux tests, médicaments et vaccins, la conférence a donc pour objectif de garantir l’accès à ceux-ci, afin de « protéger la santé de tous ». « Nous devons développer un vaccin, le produire et le distribuer partout dans le monde. Et nous devons faire en sorte que son prix soit abordable », a affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Les pays, les organisations internationales, les institutions financières, le secteur privé et les fondations ont pu verser des dons lundi 4 mai. Selon la communauté scientifique et sanitaire, 7,5 milliards d’euros — soit 8 milliards de dollars —seront nécessaires pour combattre la pandémie.

Sur ces 8 milliards de dollars, 1,25 milliard ira à l’OMS, afin de l’aider à soutenir les pays les plus vulnérables ; 2 milliards seront destinés à la recherche et au développement de vaccins ; 1 milliard servira à la fabrication et la distribution de ces vaccins ; 2,25 milliards financeront la recherche, le développement, la fabrication et la distribution de traitements et de médicaments ; 750 millions subventionneront les méthodes de diagnostic ; enfin, 750 millions seront affectés au stockage d’équipements de protection et de vaccins.

Déconfinement progressif dans les États membres

La semaine dernière, l’Espagne réautorisait ses citoyens à sortir se promener ou faire du sport individuellement.

Lundi 4 mai, le pays est entré dans la « phase zéro » de son déconfinement. Les coiffeurs, petits commerces et restaurants proposant un menu à emporter peuvent désormais rouvrir leurs portes. Les commerces de 400 m2 maximum pourront aussi rouvrir sous certaines conditions. Le port du masque sera obligatoire dans les transports en commun et recommandé à l’extérieur.

Le 4 mai marque un tournant pour le déconfinement. Lundi, dans toute l’Europe, des centaines de milliers d’entreprises et d’établissements ont redémarré leur activité, souvent avec des restrictions. Ces obligations imposées par le coronavirus font désormais partie de ce que beaucoup désignent comme la « nouvelle réalité ».

Sur le plan économique, les marchés boursiers appréhendent avec scepticisme la semaine qui s’ouvre après avoir vu se briser, vendredi 1 er mai, une série de trois séances consécutives de hausse en Europe, avec un déferlement d’indicateurs macroéconomiques négatifs.

L’Espagne, qui au mois de mars a enregistré une baisse historique de l’immatriculation de voitures de 69,3 % par rapport à l’année précédente, attend les chiffres du mois d’avril.

Dans le domaine du tourisme, l’Institut national des statistiques (INE) espagnol s’attend à une chute du nombre de nuitées en appartements, campings, fermes d’agritourisme et auberges, après une diminution de 61 % des réservations dans les hôtels du pays au mois de mars. L’année 2020 s’annonce catastrophique pour le secteur.