Adhésion à l’UE : Paris attend de la Bosnie qu’elle respecte ses objectifs

La France sera "particulièrement" vigilante à ce que la Bosnie-Herzégovine atteigne chacun des objectifs fixés pour adopter un cadre de négociations en vue de son adhésion à l'Union européenne, a indiqué mercredi le ministre français délégué à l'Europe, Jean-Noël Barrot.

EURACTIV France avec AFP
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Le ministre délégué chargé de l'Europe, Jean-Noël Barrot. [EPA-EFE/CHRISTOPHE PETIT TESSON]

La France sera « particulièrement » vigilante à ce que la Bosnie-Herzégovine atteigne chacun des objectifs fixés pour adopter un cadre de négociations en vue de son adhésion à l’Union européenne, a indiqué mercredi le ministre français délégué à l’Europe, Jean-Noël Barrot.

Le 21 mars, les dirigeants des pays membres ont donné leur feu vert à l’ouverture de négociations d’adhésion avec Sarajevo. Mais celles-ci ne commenceront qu’une fois réalisées un certain nombre de réformes.

« Il y avait quatorze points qui avaient été identifiés en octobre dernier. Nos services nous indiquaient que le compte n’était peut-être pas tout à fait rempli pour que l’ouverture des négociations puisse avoir lieu », a expliqué Jean-Noël Barrot lors d’une audition au Sénat.

L’analyse de la Commission, présentée quelques jours avant le Conseil européen des 21 et 22 mars, montrait que « pour l’essentiel, les quatorze points avaient été remplis », a-t-il admis.

Mais « pour ce qui nous concerne, nous considérons que du travail reste à faire pour préserver un environnement favorable à la société civile, aux médias, à la liberté d’expression, l’amélioration du fonctionnement du système judiciaire et la lutte contre la corruption et la criminalité organisée », a détaillé le ministre.

« Et nous serons particulièrement vigilants à ce que toutes ces étapes soient franchies avant la prochaine étape du processus d’adhésion, qui est la convocation d’une conférence intergouvernementale qui va adopter à l’unanimité le cadre de négociation », a insisté Jean-Noël Barrot.

« C’est indispensable pour maintenir la crédibilité, l’exigence du processus d’adhésion », a-t-il ajouté.

La Bosnie-Herzégovine, pays de 3,5 millions d’habitants, avait obtenu le statut de candidat en 2022 après l’avis favorable de la Commission, qui avait identifié 14 « priorités essentielles » pour des réformes.

Celles-ci consistent notamment à améliorer le fonctionnement des institutions centrales, renforcer l’Etat de droit et les droits fondamentaux, ainsi que la lutte contre la corruption et la criminalité organisée, dans l’un des pays les plus pauvres d’Europe.